Rongé par la solitude, « Frank » se rend à Chicago dans les années 1930 et demande au Dr. Euphronious, scientifique visionnaire, de lui créer une compagne. Ensemble, ils ressuscitent une jeune femme assassinée, et la fiancée prend vie ! Mais la suite des événements dépasse tout ce que qu’ils auraient pu imaginer : meurtres, possessions, et un couple hors-la-loi qui se retrouve au centre d’un mouvement social radical et débridé, et d’une histoire d’amour passionnelle et tumultueuse !
Athos : Au cœur de la Patrouille de France
Les Athos, pilotes d’exception de la Patrouille de France, se soumettent à une préparation millimétrée en prévision de leur tournée estivale. Entre rigueur, passion et solidarité, le film révèle l’humanité derrière les casques, alors qu’un accident vient bouleverser l’équilibre de la formation…
David
David est un jeune berger drôle et pétillant, dont la voix envoutante émerveille sa famille et le roi Saül. Lorsque le géant Goliath vient terroriser son peuple, David, armé uniquement d’une fronde, de quelques pierres et d’une foi inébranlable, s’avance. S’ouvre alors le destin extraordinaire d’un simple berger devenu roi, qui par sa loyauté et son courage, sauva l’âme d’un Royaume.
Les fantômes d’Emma
Un programme du Studio Dwarf avec Les fantômes d’Emma (54’) de Makoto Nakamura précédé de Monsieur Bouteille (14’) de Dice Tsutsumi.
Sous le ciel de KyotoÀ Kyoto, entre l’université et un petit boulot dans des bains publics, Toru garde toujours ses parapluies à portée de main, tels des boucliers contre le monde extérieur. Quand il rencontre Hana, mystérieuse, lumineuse, fragile, l’évidence naît entre eux… avant qu’elle ne disparaisse soudainement.
Julie se tait
Julie, une star montante du tennis évoluant dans un club prestigieux, consacre toute sa vie à son sport. Lorsque l’entraîneur qui pourrait la propulser vers les sommets est suspendu soudainement et qu’une enquête est ouverte, tous les joueurs du club sont encouragés à partager leur histoire. Mais Julie décide de garder le silence.
Soulèvements
Un portrait choral à 16 voix, 16 trajectoires singulières, réflexif et intime d’un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique. Une plongée au cœur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles.
Bluey au cinéma : en cuisine
Bluey au cinéma : Collection “En Cuisine”, c’est une heure de pur plaisir pour tous les fans de Bluey ! Cette compilation rassemble huit épisodes des trois saisons de la série, tous centrés sur le plaisir de cuisiner. Retrouvez des moments cultes comme Plats à emporter ou Le Restaurant de luxe, et découvrez les talents culinaires de la famille Heeler avec L’Omelette et Le Gâteau canard – la cuisine n’a jamais été aussi amusante !
La maison des femmes
À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.
Esprits Rebelles
• Tournesol de Natalia Chernysheva (France, 2023, 4′) : Un tournesol pas comme les autres choisit deporter un regard nouveau sur son environnement, il va découvrir un univers totalement différent…
• Le Renard minuscule de Sylwia Szkiladz et Aline Quertain (Belgique, France, Suisse, 2015, 8′) : Au milieu d’un jardin foisonnant, un tout petit renard rencontre une enfant intrépide qui fait pousser des plantes géantes ! Par un joyeux hasard, ils découvrent qu’ils peuvent faire pousser des objets, cela va donner des idées aux petits malins…
• La Marche des fourmis de Fedor Yudin (Russie, 2022, 5′) : Une fourmi part à la découverte du monde qui l’entoure et explore ses richesses sonores et musicales. Inspiré de l’art graphique chinois, ce film musical propose une contemplation de la nature et attire l’attention sur la beauté des choses petites et simples.
• Le Gnome et le Nuage de Zuzana Čupová et Filip Diviak (République Tchèque, 2019, 5′) : Petite île, ciel radieux. Monsieur Gnome souhaite passer cette splendide journée à bronzer sur un transat. Un petit nuage se met juste devant le soleil, ne lui laissant pas le temps d’en profiter. Mais Monsieur Gnome sait exactement quoi faire !
• Le Dragon et la musique de Camille Muller (Suisse, 2015, 8′) : L’amitié d’une petite joueuse de flûte et d’un dragon mélomane au sein d’un royaume n’autorisant que les marches militaires.
• Mojappi – C’est à moi de Nijitaro (Japon, 2025, 3′) : Dans la forêt, trois petites créatures fort coquines convoitent le gros pancake que se préparent leurs camarades. Tous les stratagèmes sont bons pour le récupérer !
Green Line
En animation et archives, retour sur la guerre civile du Liban, à hauteur d’enfant, sur les traces de Fida, née en 1975 à Beyrouth, qui déploie les plis de sa mémoire en interrogeant d’anciens protagonistes du conflit. Entre fureur passée et poésie de la mise en scène, un poignant récit cathartique.
La bataille d’Alger
Octobre 1957. Les paras du colonel Mathieu cernent le refuge d’Ali-La- Pointe, responsable de la guérilla urbaine. Pendant ses heures de réclusion forcée, Ali revit l’itinéraire qui l’a conduit de l’état de délinquant et proxénète à celui de chef guérillero du F.L.N. Novembre 1954, l’organisation terroriste entreprend son activité en Algérie ; ce sont les premiers attentats à la bombe dans les bars, les gares et les cinémas de la « ville européenne ». Ali devient l’un des chefs de l’organisation, sous la direction de Ben M’Hidi, alors qu’arrivent à Alger les parachutistes salués par la population européenne. Le colonel Mathieu, mettant à profit une grève, pénètre dans le quartier arabe et procède aux premières arrestations…
Prisme #8 – l’argentique du futur
Tel l’eau de la Loire passant sous les ponts de Nantes, le festival Prisme, dédié à la création contemporaine sur support argentique, finit toujours par rejoindre l’estuaire.
Séance suivie d’une rencontre avec les cinéastes Petra Graf et James Edmonds, qui présenteront leur film réalisé en résidence à Saint-Nazaire en 2024. Entre documentaire et carnet de résidence, ils nous dévoilent la ville sous une douce, curieuse et généreuse lumière.
Allah n’est pas obligéBirahima, orphelin guinéen d’une dizaine d’années, doit quitter son village pour tenter de passer la frontière et retrouver une tante qui se serait installée au Libéria. Le jeune garçon se met dans les pas de Yacouba, bonimenteur de grands chemins jouant les guides de substitution. Mais sur la route, la rencontre avec des enfants soldats fait basculer le destin de Birahima. Engagé involontaire, que lui réserve le sentier de la guerre ?
Pillion
Colin, un jeune homme introverti, rencontre Ray, le séduisant et charismatique leader d’un club de motards. Ray l’introduit dans sa communauté et fait de lui son soumis.
Rue Malaga
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.
[zoom] Woman and child
Tout est beau, au commencement. De la lumière, pleine et blanche, dans ce grand appartement, de celle qui irradie…, des regards rieurs, des chamailleries, de l’amour à profusion, des devoirs écrits sur la vitre, des petits “arrangements – entre un petit-fils, le seul “homme” de la maison, et sa grand-mère – qui laissent déjà entrevoir, de la part du réalisateur Saeed Roustaee, une première esquisse de dénonciation d’une domination masculine, de celle qui s’installe très tôt, presque insidieusement, comme profondément enracinée dans les pratiques éducatives inhérentes au régime des mollahs. Le poids du patriarcat au cœur de ce film coup de poing (qu’on prend en pleine face), assurément engagé du côté des femmes iraniennes. Ces mêmes femmes, prisonnières de leur hijab que Mahnaz, sa sœur et sa mère gardent en permanence, jusque dans cet écrin intime qu’est leur foyer. Un “détail” pas anodin qui vient accentuer l’asphyxie sociétale dont les Iraniennes cherchent à s’arracher pour respirer la Liberté à pleins poumons, souvent au péril de leur vie. Parfois, pour un voile mal ajusté… Il y a encore peu, Nargès Mohammadi, prix Nobel de la paix et figure majeure de la défense des droits des femmes, et de nouveau condamnée à une peine de 7 ans dans la sinistre prison d’Evin, dénonçait ce prétendu “droit divin”, en déclarant : « La domination patriarcale est maintenue sur la tête des Iraniennes de leur naissance à leur mort. » Mahnaz, infirmière de 45 ans, veuve avec deux enfants, sait de quoi il retourne, pour la subir au quotidien, cette domination. La subir, d’abord avec cet “amoureux transi”, un oppressant pressé de la savoir à son bras et qui, comble de l’entendement, l’oblige – le temps de la cérémonie de demande en mariage à laquelle sont conviés les proches du futur époux –, à effacer tout ce qui fait lien avec ses enfants, jusqu’à leur propre existence. La subir, encore avec le conseiller d’éducation du lycée qui décide l’expulsion temporaire du fils « turbulent », la veille de la cérémonie ! L’adolescent, privé de voyage scolaire, est alors confié, avec sa petite sœur, à son grand-père paternel. Et là, plus de mots, le choc, le basculement dans les ténèbres, le souffle suspendu. On assiste, anéantis, à la descente aux enfers d’une mère qui voit son monde s’écrouler sous ses yeux, tel un effet papillon, une catastrophe en appelant une autre dans ce saisissant et terrible drame familial où trahisons, coups bas, mensonges, non-dits…, deviennent le lot quotidien de cette femme forte, moderne, indépendante qui cède, qui sombre, qui se relève, qui se transforme en une figure mythologique, à la fois vengeresse et justicière. Un film de résistance iranienne et universelle qui parlera à toutes les femmes, à toutes les mères. Un film glaçant, d’une intensité rare qui met KO. Pas d’autre mot.
Jeux de chimères
Sur scène, trois interprètes donnent corps à un univers peuplé de créatures hybrides et surprenantes. À travers un dispositif visuel inventif, les silhouettes dessinées se prolongent grâce aux corps des danseurs, qui surgissent partiellement du décor : un membre apparaît, disparaît, se transforme, suggérant tour à tour des ailes, des pattes ou des antennes. Le mouvement complète l’image, jusqu’à ce que les chimères quittent l’écran pour investir pleinement l’espace scénique et prendre vie sous les yeux du public.
Le spectacle tisse un récit sensible, nourri de fantaisies enfantines, d’étrangetés poétiques et d’un humour délicat. Jeux de perception, illusions d’optique et surprises visuelles rythment cette traversée onirique, instaurant une relation ludique et immersive avec les spectateurs. Des chimères dans la tête offre ainsi un voyage captivant au cœur de l’imaginaire, où l’émerveillement se mêle à une douce inquiétude.
Une enfance pleine de MahlerCette œuvre singulière occupe une place à part dans la production du compositeur par son climat lumineux et son langage volontairement plus épuré. Mahler y convoque les univers de l’enfance et de l’innocence, qu’il traduit par une écriture délicate, transparente et riche en contrastes subtils.
Tout au long de la symphonie, l’auditeur est invité à un parcours imaginaire fait de scènes naïves, de rythmes légers et de couleurs orchestrales éclatantes. L’atmosphère joyeuse et presque féerique confère à cette partition une fraîcheur rare, qui la distingue nettement des grandes fresques tragiques mahlériennes. Pourtant, derrière cette apparente simplicité affleure une complexité plus profonde : Mahler glisse ici une ironie discrète et une distance critique qui donnent à l’œuvre une profondeur troublante.
Le dernier mouvement, porté par la voix de la soprano, révèle le lied La vie céleste, évocation d’un paradis idéalisé vu à hauteur d’enfant. Ce final, à la fois candide et ambigu, conclut la symphonie sur une note poétique, où se mêlent émerveillement, douceur et une subtile mélancolie.
Des livres tous azimuts
Poésie
Après Textes choisis 1994-2012, livre issu de six ouvrages édités en Belgique (2025). L’auteur fait paraître Écrits 2018-2025, issu de six ouvrages publiés en France. À travers ces 400 pages, le lecteur découvrira une poésie en vers libres, ainsi que quelques nouvelles et des dialogues empreints d’humour. Écrivain, poète et illustrateur né à Saint-Nazaire, l’auteur a publié près d’une vingtaine d’ouvrages, ainsi que de nombreux textes dans des revues littéraires et des anthologies, et a reçu plusieurs distinctions.
Aux éditions BoD, 29 €, librairie.bod.fr, pierre-rive-auteur.id.st
Patrimoine industriel
Omniprésent et souvent décrié pour son uniformité, le béton est pourtant à la fois moderne et patrimonial. Du CAP 44 de Nantes (1894) à la reconstruction de Saint-Nazaire, jusqu’à la galerie contemporaine de la cathédrale d’Angers, les Pays de la Loire en témoignent. Entre patrimoine, création et enjeux de conservation, ce nouveau numéro de 303 explore ses richesses esthétiques et ses innovations, sans ignorer son impact environnemental, tout en évoquant les pistes d’un béton plus “vert”.
Revue 303, 17 €, editions303.com
Histoire locale
Après le succès d’Échos de Saint-Nazaire à la Belle Époque, l’atelier de recherche en histoire locale de l’Université inter-âges de Saint-Nazaire publie un nouvel ouvrage consacré aux fêtes nazairiennes de 1880 à 1940. À une époque sans écrans, ces célébrations rythmaient la vie sociale. Fêtes religieuses, laïques, maritimes, carnavals, fêtes de quartier…, dont celles de Saint-Marc-sur-Mer, sont mises à l’honneur dans 450 pages richement illustrées.
Édité par l’UIA, 20 €. Rens. 02 40 22 74 89, uia.saintnazaire@laposte.net
« Des vampires qui sentent la tourbe », ça ne court pas les rues. Mais du côté de Besné, où les brumes semblent vouloir envelopper cette terre de légendes sibyllines, nul ne peut jamais être tout à fait sûr de rien ! D’ailleurs, depuis peu, il en est un qui, après 10 ans « d’exil en sommeil » – trop long à son goût –, décide de reprendre du service. Et forcément, il fait couler beaucoup de sang, et d’encre ! Au point de le voir s’inviter, toutes canines dehors, en Une de la presse locale : “Terreur en Brière”, titre Le Ragondin Libéré ; “Un trafic de sang en Brière ?”, s’interroge L’Écho des Marais ; “Les chasseurs se mobilisent”, informe Le Mensuel du Blaireau… La psychose s’empare du village, les habitants sont sens dessus dessous alors qu’Hugo Aribart et son acolyte Jean-Marc Ledeuil s’apprêtent, l’esprit malin, à nous conter* la genèse de ce « coup de folie » vampirique aux allures de série B !
Bien que « véridique et totalement inventée », cette histoire « terrifiante » est d’abord l’histoire de deux Besnéens d’adoption, l’un écrivain, l’autre photographe, qui se sont pris au jeu du roman-photo ! « Une histoire, précisent les amis de longue date, qui ne se prend pas au sérieux mais qu’on a faite sérieusement. » Et c’est dire. L’été 2023, ils se replongent dans de vieux magazines d’horreur des années 70, font l’acquisition de deux numéros (récents) de Nous Deux, l’icône pop du roman-photo à l’eau de rose, revisionnent quelques classiques : « Aussi bien dans les images que les dialogues, Les dents du marais est truffé de clins d’œil…, des films muets à Star Wars, en passant par Jean de La Fontaine, Nosferatu, Bram Stoker, et les Briérons, assurément ! » Le tout, en respectant les codes de ce genre narratif longtemps ringardisé, situé au croisement de la bande dessinée et de l’essai graphique. Et qui semble (re)devenir tendance !
« On assume à 100 % le côté rétro-kitsch. On est complètement hors monde, carrément en décalage et un gentiment moqueur. C’est rock’n’roll gothique », et ça, ça les « amuse », autant que d’entraîner le lecteur dans une déambulation vampirique de Besné, et de la Brière, « presqu’un personnage à elle seule », assure Hugo qui, dans ce récit photographié, prête ses traits au comte de la Houstinière, tandis que Jean-Marc endosse le rôle du conteur et grand spécialiste des anguilles fumées ! Un roman-photo qui n’aurait pu voir le jour sans la trentaine de figurants et complices – Besnéens à 97 % – qui se sont embarqués dans cette aventure délicieusement sanguinaire. Et comme tout roman-photo digne de ce nom qui obéit à la logique sérielle, Halgana, la femme écrevisse devrait bientôt paraître ou pas ! Que de mystères qui inspirent… Ou aspirent !
Un chef qui s’en donne… à chœur joie !
C’est chaussé de charentaises imprimées à l’effigie des Tontons flingueurs que le passionné de cinéma jusqu’au bout des pieds et chef de chœur inspiré Christophe Vincent nous ouvre grand les portes de son cabinet de curiosités créatives, bazar des passions improbables… Auteur de bandes dessinées « jamais éditées », inventeur d’un jeu de 7 familles « écoulé à la sauvage à 1000 exemplaires en 40 ans, pour initier la musique aux enfants », collectionneur invétéré de figurines de Disney, il conserve d’impressionnantes piles des numéros du Journal de Mickey ou encore de Spirou, qu’il relie avec un soin artisanal. Grand « fan » du Second Empire, arborant une moustache impériale comme un étendard au vent, prêt (dans un futur proche) à mener ses 4 000 soldats de plomb à l’assaut pour rejouer, tambour battant, la bataille de Waterloo, il fait aussi vibrer son orgue de Barbarie, chaque été, en costume d’époque – s’il vous plaît –, devant la collégiale de Guérande quand il ne fait pas vibrer les cordes vocales !
Car parmi toutes ces passions, il en est une qui l’anime, depuis des lustres, au plus haut point… D’ailleurs, il « ne vit que pour ça », au point qu’il rêve, comme Molière, de se voir « partir sur scène…, en faisant chanter ». Quarante-cinq ans que ce désormais retraité, toujours aussi « hyperactif », comme il se décrit, dirige des chorales, une trentaine au total au fil d’une carrière rondement orchestrée. Aujourd’hui, « à mi-temps », il en conduit cinq par semaine ! À Guérande, La Turballe, Piriac, Saint-Gildas-des-Bois et à Saint-Nazaire où on le retrouve à la tête de Vox Hominis qu’il a créée en 2016, pile 10 ans. Une chorale franchement pas comme les autres. Sa particularité ? Il s’agit d’un chœur d’hommes à quatre voix a cappella. Une rareté qu’il convient de souligner. Et ce n’est pas Christophe Vincent qui dira le contraire, lui qui, en quatre décennies passées à écumer les scènes, n’en a « côtoyé que deux ! » Et autre fait exceptionnel… La chorale, habituée à partager l’affiche lors de grands événements (Fête de la musique, Les Musicales ou encore Retina auquel elle participera, dimanche 15 mars), se produira, samedi 7 mars, pour la première fois, en solo : « On voulait faire un grand concert, qui plus est dans ce superbe écrin acoustique qu’offre la galerie des Franciscains. Il y aura des chants basques, corses, italiens, irlandais, des chants de marins, du jazz, du gospel et même Le lion est mort ce soir… On n’a pas tous les jours 20 chants ! Le public va être surpris », promet celui qui aspire à raviver l’image un peu vieillotte qu’on se fait des chorales, et sollicite les jeunes à venir rejoindre les rangs de Vox Hominis !
« On recrute, on recrute », lance-t-il enthousiaste, lui qui a toujours été bercé dès son enfance par les chœurs – ceux de son père, chanteur lyrique à Graslin : « J’ai été nourri à l’opéra ! Il m’y emmenait deux à trois fois par mois ! », raconte-t-il, lui qui aurait aimé suivre la voie du “Petit LU”, « son surnom, un clin d’œil à mon arrière-grand-père, inventeur de la pâte du célèbre Petit Beurre ». Mais la vie en a décidé autrement. Diplômé du conservatoire de Nantes, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers l’enseignement de la musique et… du chant. C’est à lui aussi qu’on doit la création en 1989 de l’école de musique de Toutes-Aides, installée dans les anciens bains-douches du Bréchoir, devenue depuis une antenne du conservatoire. Et pendant ce temps-là, il faisait déjà vaciller les chœurs…
• Samedi 7 mars, galerie des Franciscains, 20h30, participation libre.
• Dimanche 15 mars, église Notre-Dame d’Espérance, 17h, tarif : 10 € au profit de Retina France, Mille chœurs pour un regard.
Le ton est donné. Du 14 mars au 29 avril, concerts, spectacles, performances, rencontres littéraires et propositions jeune public se déploieront dans la ville portuaire, et bien au-delà : Le Kiosq, L’Oiseau tempête, Le Théâtre, La Volière, le TU de Nantes, et Quai des arts à Pornichet, le petit nouveau. Le coup d’envoi sera donné en direct live dans les anciens bains douches devenus en 2021 ce lieu hybride qu’est Bain Public, avec une fête de lancement menée par le DJ bruxellois soFa, figure internationale des musiques sans frontières, précédée d’un before gourmand « en version végé ou carné ! » Pour les affamés de culture, rien de tel qu’un concentré de « savoir-faire » qui a la… frite !
Salé, sucré, qu’importe… Il y en aura pour tous les goûts. Et les âges. À commencer par les tout-petits avec Manta de la compagnie Klankennest, une immersion sensorielle entre musique, lumière et mouvement, inspirée par la grâce des raies géantes. Toujours à Bain Public, place à une création poétique et radiophonique avec Cui Cui Flap Flap, de Magrit Coulon. À Quai des arts, c’est Casimir, de la compagnie Arts et couleurs, qui viendra conter dans le creux des petites oreilles une fable engagée et poétique saluée par un prix aux Rencontres de théâtre Jeune Public de Huy, en 2023.
Côté musiques actuelles, le duo liégeois Chaton Laveur investira Le Kiosq avec un rock indépendant hypnotique, nourri de krautrock et d’indie 90s. La littérature, la danse et les arts visuels ne seront pas en reste : rencontre avec Carmela Chergui à L’Oiseau tempête autour de son livre L’homme est une fiction ; cirque aérien inspiré de Magritte à La Volière avec Ceci n’est pas un spectacle ! ; Rosas danst Rosas d’Anne Teresa De Keersmaeker, pièce emblématique créée en 1983, continue d’affirmer sa modernité à travers l’énergie de quatre jeunes danseuses convoquées sur la scène du Théâtre. Et du côté de Nantes, Marie Devroux proposera un espace d’utopies concrètes avec Ouverture des hostilités, spectacle optimiste et lucide qui invite à penser des alternatives au système dominant. Bref, trois semaines intenses pour explorer une scène inventive et engagée. Du bonheur à l’état… belge !
L’insolite Folk en scènes
Pour cette 14e, Folk en scènes voit grand. Sept concerts, quatorze artistes et sept lieux investis dans les six communes participantes. Un rendez-vous attendu par les organisateurs, convaincus que « la force du festival réside dans le travail intercommunal ». Mais aussi par un public en manque de folk… insolite ! Une édition prometteuse portée par un partenaire de poids, l’association Les Escales.
« Folk en scènes a aussi un rôle éducatif. Cette année, 700 élèves ont pu assister au concert de l’une des artistes à l’affiche. Tandis que 180 autres ont participé à une chorale folk qu’ils présenteront lors d’une restitution non publique le 13 mars. »
Folk en scènes, c’est aussi des concerts dans des lieux incongrus. Et pour preuve, qui aurait cru que le supermarché de Montoir-de-Bretagne deviendrait une “salle de concert” ? La Maison des jeunes l’a rendu possible en choisissant ce lieu et en invitant Holden Jules, un chanteur et guitariste de folk, à venir jouer samedi 7 mars, à 15h. Le lendemain, Saint-André-des-Eaux accueille Mackenzie Leighton, artiste américaine mêlant folk, pop et jazz.
L’excentrique collectif Dream Team, sera quant à lui, samedi 14 mars, au Café du Pont de Saint-Malo-de-Guersac, pour un répertoire à douze mains… De quoi “intimider” Xameleon, qui lui joue seul, dimanche 15 mars, au beau milieu de l’un des derniers monuments historiques de Donges, la chapelle de Bonne-Nouvelle. Des concerts gratuits et surprenants autant par les lieux que par les performances.
Les femmes sont à l’honneur du côté des concerts en salle. Petit avant-goût, vendredi 20 mars, avec Coline Rio et Flora Hibberd qui partageront la scène de la salle Bonne Fontaine à Montoir-de-Bretagne. Deux univers sensibles qui explorent les ruptures amoureuses. Pour contrebalancer, la fraîcheur de la chanteuse Pi Ja Ma illuminera Trignac, samedi 21 mars. Une douce impertinence, des paroles fortes et une créativité sans fin, tout comme celle qui clôture ce festival, Ysé. Elle fera vibrer Besné et plus particulièrement l’espace A Cappella. Entre pop et folk, ses derniers EP Oser et Rêver marqueront le point final de cette édition. Il y aura tout de même une exception masculine, Matt Elliott. Sa voix profonde et grave résonnera au centre culturel de Lucie-Aubrac aux côtés de Pi Ja Ma. Avec ce festival, le folk se glisse partout, surprend et ne cesse de se réinventer.
Un week-end au Japon, le samouraï à l’honneurSamouraï : un mot familier, souvent fantasmé, dont on connaît rarement l’origine. La Semaine du Japon lève le voile sur cette figure mythique et pare le centre-ville aux couleurs du Japon. Portées par le collectif des commerçants de Saint-Nazaire et l’Agence Inventive, les festivités sont lancées le 7 mars avec une chorégraphie du groupe nantais Odoristuru Yosakai. Et les concerts de Taiko, tambours japonais, feront vibrer la cité portuaire le 14 mars. Tout au long de la semaine, une grande déambulation urbaine invitera les habitants à parcourir Saint-Nazaire, passeport en main, et à se lancer dans la quête du samouraï. Drapeaux, clins d’œil culinaires dans les restaurants, exposition à la galerie d’art Ar Men Du et ambiance musicale complètent cette manifestation aux accents nippons.
Impossible de représenter le Japon sans parler de gastronomie. Pour Kanami Maekawa, secrétaire de l’association organisatrice Nippon-Breizh : « C’était une évidence pour nous que le dîner-conférence fasse l’ouverture de l’événement. » Il fait ainsi son retour le 6 mars, à la maison de quartier de l’Immaculée. De la conférence consacrée aux samouraïs au repas imaginé par des chefs japonais, jusqu’au spectacle de danse, la soirée pose les bases de ce rendez-vous annuel. Le temps fort, c’est Un week-end au Japon, les 14 et 15 mars au Garage. Au programme, pas de récitation historique mais une découverte qui passe par le geste, le goût et l’écoute. Dégustation de miso, cérémonie du thé fidèle aux rituels de l’époque Edo (1603-1868), période charnière pour les samouraïs, ateliers kimono, ou encore de hanga, un type de gravure japonais… « Notre priorité, c’est de trouver un équilibre entre authenticité et exigence », rappelle Jérémy Gabard, responsable de l’Agence Inventive. La promesse : éviter les clichés et inviter à découvrir « la magie du Japon », à travers un véritable échange culturel franco-
japonais, rendu possible par la présence de quinze exposants au Garage. Le tout ponctué par une démonstration d’iaido, art martial centré sur le maniement du sabre. Cette célébration de l’Empire du soleil levant est le rendez-vous pour « voyager sans se déplacer », selon Jérémy Gabard mais surtout pour en découvrir plus sur l’univers des samouraïs.
Jumpers
Mabel, une adolescente passionnée par les animaux, saute (littéralement !) sur l’occasion d’essayer une nouvelle technologie révolutionnaire permettant de communiquer avec eux d’une manière totalement inédite… en se glissant dans la peau d’une adorable femelle castor. Conçu par des scientifiques visionnaires, ce dispositif permet de transférer la conscience humaine dans le corps de robots-animaux plus vrais que nature. Mabel se lance alors dans une aventure unique et riche en découvertes au cœur du règne animal.
Miss Kobayashi’s Dragon Maid : une dragonne en manque d’amour
La vie paisible de Miss Kobayashi, Tohru, Kanna et Iruru vole en éclats le jour où le père de Kanna, Kamun Kamui, le leader des Forces du Chaos, veut la forcer à retourner dans le monde des Dragons afin de réparer une erreur passée. Alors qu’une guerre se prépare entre le Chaos et l’Harmonie, Kanna doit trouver un moyen d’unifier les deux mondes.
EPiC : Elvis Presley in concert
EPiC présente des images longtemps perdues de la résidence légendaire de Presley à Las Vegas dans les années 1970, mêlées à de rares images 16 mm d’Elvis en tournée, et à de précieux 8 mm provenant des archives de Graceland, ainsi qu’à des enregistrements d’Elvis racontant « sa version de l’histoire », redécouverts lors des recherches de Baz Luhrmann pour son film ELVIS.
https://youtu.be/V_RUv0LSzgA?si=xiGPyxTi5ySg1Et9
Scream 7Lorsqu’un nouveau Ghostface surgit dans la paisible ville où Sidney Prescott a reconstruit sa vie, ses pires cauchemars refont surface. Quand sa fille devient la prochaine cible, Sidney n’a d’autre choix que de reprendre le combat. Déterminée à protéger les siens, elle devra affronter les démons de son passé pour tenter de mettre fin une bonne fois pour toutes au bain de sang.
James et la pêche géante
A la mort de ses parents James tombe sous la coupe de ses tantes, Eponge et Piquette, deux abominables megeres qui le reduisent en esclavage. Un soir, un mysterieux personnage lui offre un sac rempli de langues de crocodile phosphorescentes aux vertus magiques.
Orange Mécanique
Au XXIe siècle, où règnent la violence et le sexe, Alex, jeune chef de bande, exerce avec sadisme une terreur aveugle. Après son emprisonnement, des psychanalystes l’emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité…
Je n’avais que le néant – Shoah par Lanzmann
La réalisation du film Shoah de Claude Lanzmann est une aventure en elle-même. Douze années de travail, des milliers d’heures de préparation, des voyages aux quatre coins du monde, des dizaines de témoins… et autant de doutes, de déboires, de fausses routes, mais aussi de moments de grâce douloureuse où la vérité apparaît. Grace aux 220 heures de rushes non utilisées au montage et aux mémoires de son auteur, Guillaume Ribot plonge au cœur de la production d’une œuvre majeure du cinéma, au plus près des obsessions de celui qui entreprit de faire émerger la vérité du néant.
Woman and Child
Mahnaz, une infirmière de 45 ans, élève seule ses enfants. Alors qu’elle s’apprête à épouser son petit ami Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de l’école. Lorsqu’un un accident tragique vient tout bouleverser, Mahnaz se lance dans une quête de justice pour obtenir réparation…
Kogis, ensemble pour soigner la terre
Cinq sages de la communauté des amérindiens Kogis de Colombie arrivent en Europe. Ils parcourent le Rhône, de sa source glaciaire en Suisse jusqu’à son delta en Camargue. Leur sagesse ancestrale, combinée aux méthodes scientifiques actuelles, révèle des solutions novatrices pour restaurer l’équilibre naturel du fleuve. Cette rencontre entre savoirs traditionnels et modernes trace une voie originale pour la protection des écosystèmes et la préservation de l’environnement.
Les Dimanches
Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s’apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu’elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d’embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. Si le père semble se laisser convaincre par les aspirations de sa fille, pour Maite, la tante d’Ainara, cette vocation inattendue est la manifestation d’un mal plus profond …
Aucun autre choix
Cadre dans une usine de papier You Man-su est un homme heureux, il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison. Lorsqu’il est licencié, sa vie bascule, il ne supporte pas l’idée de perdre son statut social et la vie qui va avec. Pour retrouver son bonheur perdu, il n’a aucun autre choix que d’éliminer tous ses concurrents…
En route !
Qu’il est bon de parcourir le monde ou simplement découvrir son environnement… Ici ou là, nos petits aventuriers – une charmante escargote, une fratrie de lapereaux, un jeune dragon, deux soeurs hermines, un agneau dans les nuages, et un petit garçon – vont cheminer, naviguer, explorer et s’entraider. Chaque jour est un nouveau chemin pour grandir, s’émerveiller et s’ouvrir au monde.
Maigret et le mort amoureux
Le commissaire Maigret est appelé en urgence au Quai d’Orsay. Monsieur Berthier-Lagès, ancien ambassadeur renommé, a été assassiné. Maigret découvre qu’il entretenait depuis cinquante ans une correspondance amoureuse avec la princesse de Vuynes, dont le mari, étrange coïncidence, vient de décéder. En se confrontant aux membres des deux familles et au mutisme suspect de la domestique du diplomate, Maigret va aller de surprise en surprise…
Tante Hilda !
Tante Hilda, amoureuse de la nature, conserve dans son musée végétal des milliers de plantes du monde entier. Beaucoup sont en voie de disparition. Parallèlement, une nouvelle céréale, Attilem, mise au point par des industriels, se cultive avec si peu d’eau, sans engrais, et produit des rendements si prodigieux, qu’elle apparaît comme la solution miracle pour enrayer la faim dans le monde et prendre le relais du pétrole dont les réserves s’épuisent. Mais la catastrophe n’est pas loin…
Le rêve américain
Personne n’aurait parié sur Jérémy, coincé derrière le comptoir d’un vidéo club à Amiens, ou sur Bouna, lorsqu’il faisait des ménages à l’aéroport d’Orly. Sans contacts, sans argent et avec un niveau d’anglais plus qu’approximatif, rien ne les prédestinait à devenir des agents qui comptent en NBA. Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le parcours de deux outsiders qui, grâce à leur passion absolue pour le basket et leur amitié indéfectible, ont bravé tous les obstacles pour réaliser leur Rêve Américain.
Coutures
A Paris, dans le tumulte de la Fashion Week, Maxine, une réalisatrice américaine apprend une nouvelle qui va bouleverser sa vie. Elle croise alors le chemin d’Ada, une jeune mannequin sud-soudanaise ayant quitté son pays, et Angèle, une maquilleuse française aspirant à une autre vie. Entre ces trois femmes aux horizons pourtant si différents se tisse une solidarité insoupçonnée. Sous le vernis glamour se révèle une forme de révolte silencieuse : celle de femmes qui recousent, chacune à leur manière, les fils de leur propre histoire.
Chers Parents
Quand Alice et Vincent Gauthier convoquent en urgence leurs trois enfants, la fratrie débarque affolée craignant le pire … mais, bonne nouvelle, leurs parents ont en fait touché le Jackpot ! Le problème : ils ne comptent pas leur donner un centime.
Les assassins sont parmi nous
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, Suzane Wallner retourne chez elle à Berlin. Elle vient de passer plusieurs années dans un camp de concentration. Arrivée dans son appartement, elle découvre qu’un homme y habite déjà. il s’agit du docteur Hans, devenue dépressif et alcoolique à cause de la guerre. Peu à peu, va s’instaurer entre ces deux êtres blessés une relation amoureuse.
Soirée LOL
Marathon Twilight
Les 5 films de la saga, avec animations, cadeaux et collation.
« Hurlevent »
Vision moderne de la passion absolue unissant Heathcliff et Catherine, une romance légendaire qui défie le temps et la raison.
Pretty Woman
Edward Lewis, homme d’affaires performant, rencontre par hasard Vivian Ward, beauté fatale qui arpente chaque nuit les trottoirs d’Hollywood Boulevard. La jeune femme ne fera qu’une bouchée du brillant PDG.
Send Help
Seuls rescapés d’un accident d’avion, Linda Liddle et Bradley Preston se retrouvent à présent coincés sur une île déserte. Pour ces deux collègues que tout oppose, l’heure est venue de surmonter les griefs du passé et de travailler ensemble pour tenter de s’en sortir. Sauf qu’en fin de compte la bataille pour la survie devient une épreuve de force, inquiétante et cruellement drôle, où chacun veut jouer au plus fin…
Goat – rêver plus haut
Will est un petit bouc avec de grands rêves. Lorsqu’il décroche une chance inespérée de rejoindre la ligue professionnelle de « roarball » – un sport mixte, ultra-intense, réservé aux bêtes les plus rapides et les féroces du règne animal – il entend bien saisir sa chance. Problème : ses nouveaux coéquipiers ne sont pas franchement ravis d’avoir un « petit » dans l’équipe. Mais Will est prêt à tout pour bousculer les règles du jeu et prouver, une bonne fois pour toutes, que les petits aussi peuvent jouer dans la cour des grands.
Marty Supreme
Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.
The dangers in my heart the movie
Persuadé d’incarner le héros tourmenté d’un thriller psychologique, Kyôtarô Ichikawa s’imagine qu’Anna Yamada, l’idole incontestée de sa classe, est destinée à devenir sa proie. Toutefois, derrière ce fantasme macabre se dissimule un collégien chétif et réservé, qui croise régulièrement la jeune fille à la bibliothèque. À force d’échanges et de rencontres, les masques tombent et une complicité, aussi surprenante que touchante, commence à éclore entre ces deux adolescents que tout semblait opposer.
Bézier, l’envers du décor
Située à l’Ouest de l’Hérault, Béziers est la deuxième ville du département avec 78000 habitants. Cette cité qui vivait sur son passé viticole au début du XXe siècle est aujourd’hui une des villes les plus pauvre de France. Plus de 23% de chômeurs et près de la moitié de ses habitants ne sont pas imposables. Une ville qui n’est pas au bord de la mer et qui ne bénéficie pas de l’attrait touristique pour le Sud et le soleil. Bref une ville sinistrée comme tant d’autres. Dans ce département, le seul maire a avoir été élu, avec le soutien appuyé de l’extrême droite en 2014 et réélu en 2020 : Robert Ménard à Béziers. Depuis sa première élection et en excellent communicant, il s’est fait connaître en passant régulièrement dans les médias mainstream, mais aussi par ses provocations et « buzz » médiatiques à travers notamment le média municipal, le « Journal de Béziers », devenu « le journal du Biterrois ». À partir de ce support de propagande, nous allons découvrir la nature de ce personnage et la manière dont il gère cette ville. Réalité ou fiction. Qu’est-ce qui se trame à Béziers ?
La sociale, vive la sécuEn 1945, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Elles prennent origine dans le programme du Conseil National de la Résistance qui intègre « un plan complet de sécurité sociale […] avec gestion appartenant aux représentants des intéressés. » Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui ?
L’ourse et l’oiseau
Quatre ours, quatre contes, quatre saisons : qu’ils soient immenses, ensommeillés ou gourmands, les ours savent aussi être tendres. À leurs côtés, un oisillon malicieux, un petit lapin friand de noisettes ou encore un oiseau sentimental vivent des aventures extraordinaires. Tout doucement, ils découvrent le bonheur d’être ensemble.
Programme :
Animal rit d’Aurore Peuffier (France, 3′) : Fasciné par le spectacle d’un ours acrobate, un oisillon se met en tête de participer : ni une, ni deux, il saute sur scène et commence à amuser la galerie avec ses pitreries. Mais c’est tout un art de faire le clown…
Chuuut ! de Nina Bisyarina (Russie, 7’) : Un ours s’approche d’un parc d’attractions quand il est surpris par la neige. Ses yeux commencent doucement à se fermer : il est temps pour lui d’hiberner, et cet endroit semble si douillet… Mais est-ce vraiment une bonne idée ?
Émerveillement de Martin Clerget (France, 3′) : D’habitude, les ours n’aiment pas trop partager leurs réserves de noisettes, et surtout pas avec des petits chapardeurs. Mais cette nuit-là, pour le petit lapin et l’énorme ours, tout est différent…
L’Ourse et l’oiseau de Marie Caudry (France, 26’) : Au cours de l’été, une ourse et un oiseau sont devenu·es inséparables. Quand l’automne arrive, il faut se rendre à l’évidence : bientôt l’ourse devra hiberner et l’oiseau devra migrer – l’une rêvera tandis que l’autre voyagera. L’heure des adieux approche… Mais on souffle alors à l’ourse une idée extraordinaire qui va changer son hiver.
Les toutes petites créatures 2Nos cinq petites créatures sont de retour pour explorer davantage l’aire de jeux : faire du train, dessiner sur des tableaux noirs et nourrir les animaux de la ferme – le plaisir, la positivité et l’acceptation étant au cœur de chaque épisode.
Les parapluies de Cherbourg
Madame Emery et sa fille Geneviève tiennent une boutique de parapluies. La jeune femme est amoureuse de Guy, un garagiste. Mais celui-ci part pour la guerre d’Algérie. Enceinte et poussée par sa mère, Geneviève épouse Roland, un riche bijoutier.
Nuestra Tierra
Argentine, 2009. Trois hommes blancs tentent d’expulser les membres de la communauté autochtone de Chuschagasta, revendiquant la propriété des terres. Armés, ils tuent le chef de la communauté, Javier Chocobar. Le meurtre est filmé, et en 2018, après neuf ans d’impunité et des siècles d’histoire coloniale, le procès s’ouvre.
Contre toute lumière dansent mes ombres
Sylvain est malvoyant à 98%. Alors qu’il réalise un film autobiographique pour apprendre à regarder le monde autrement, une nouvelle maladie apparait dans sa vie. Avec autodérision et poésie, en questionnant sans cesse les normes, Sylvain explore son chemin de résilience.
[zoom] HamnetHamnet… Une flèche tirée en plein cœur. De celle qui transperce, foudroyée sur place, de celle qui traverse la chair de l’âme sans prévenir, le souffle arraché, la larme rivière, et dont on peine à se relever indemne. Une œuvre belle dans sa brutalité ascendante, une œuvre magnétique qui touche presque au sacré. Minérale, viscérale, transcendantale, l’œuvre devient chef-d’œuvre. Onirique, romantique, tragique, organique, Hamnet devient Hamlet, Hamlet Hamnet, sous le regard médusé d’une mère endeuillée, tour à tour tétanisée, affolée, puis sans doute un peu apaisée de voir cet enfant – parti dans ses bras, dans un ailleurs théâtral –, ressusciter, comme « on joue un tour à la mort », au travers des vers de son père. Shakespeare lui-même, rongé par le remords de n’avoir pu être à son chevet avant qu’il ne passe à trépas…, et crie Hamlet, quand Chloé Zhao écrit Hamnet dans un style pictural, inégalable, impitoyable, en ces temps où la peste s’abat sur leurs deux maisons : Londres que Shakespeare a gagnée pour y jouer de ses talents de dramaturge, et Stratford-upon-Avon qu’il a quittée, laissant femme et enfants voués à un funeste sort. Là même où tout a commencé, de l’amour incandescent à son délitement, de la naissance au deuil d’un enfant, d’une romance comme on les aime, belle et cruelle, entre lumière et ombre, dans un enracinement spirituel digne des plus grandes tragédies antiques. Pouvoir ainsi entrer dans les prémices de la création d’Hamlet, via Hamnet, le fils qui a bien existé, est un privilège à ne pas bouder, une mise en abîme à couper le souffle. Bien que fiction, qui se nourrit de réalité, Hamnet reste un enchantement en tout point, qui met sur le devant de la scène la femme plutôt que le génie : Agnès – Anne Hathaway de son vrai nom (et pas celui de l’actrice !) – pourquoi ce choix ? Telle est la question ! Agnès, ainsi soit-elle, « la fille de la sorcière de la forêt », que l’on découvre dès les premiers instants, dans sa robe rouge de velours lovée en position fœtale. Et ce trou noir, tout à côté, qui cherche à aspirer au cœur de ses entrailles, comme un appel sourd et mortifère. Le tout, sublimé par la musique fulgurante de Max Richter, décuplant ainsi la puissance émotionnelle. C’est tout simplement bouleversant. À l’image de celle qui l’incarne : Jessie Buckley, terrifiante de justesse, impressionnante de bout en bout. Comme tous, d’ailleurs ! Bref, Hamnet or not Hamnet ? Là n’est pas la question !
Vague de rap au Wave O’Sound festival
Depuis 2017, des étudiants en techniques de commercialisation de l’IUT de Saint-Nazaire, constitués en association, s’associent à LMP Musique pour organiser un festival culturel pensé pour dynamiser la vie étudiante. Si la soirée s’adresse avant tout aux jeunes, elle reste ouverte à tous les publics amateurs de musique. Cette année, l’équipe composée de Yuna, Candice, Coline, Bastien et Baptiste a imaginé une scénographie sur le thème d’une “Nuit étoilée”. Pendant plusieurs mois, ils ont assisté à toutes les étapes de l’organisation du festival : communication, programmation artistique, coordination événementielle et logistique. Une expérience immersive qui a donné envie à Candice, responsable communication, de « travailler dans l’événementiel pour de bon ». Pour la première fois, le Vip et LMP Musique ont mis en commun leurs forces techniques et financières, ce qui a d’autant plus donné envie à Yuna, la présidente, de se « dépasser pour organiser une soirée chaleureuse dont les gens vont se souvenir ».
Fidèle à ses valeurs, LMP Musique poursuit son engagement en faveur de la création musicale et de l’émergence artistique. Pour cette dixième édition, la scène du Vip accueille Jewel Usain, artiste à l’écriture sensible et aux sonorités rap, R’n’B et gospel. À ses côtés, Abou Tall et son univers singulier, entre rap et bossa nova, porté par une plume très émotive. Également au programme, Nash et Ko’ala, lauréats du tremplin Wave O’Sound, un événement, intégralement organisé par les étudiants, qui vise à élire ceux qui composeront la scène de jeudi. Une programmation qui rassure Coline : « Notre seule angoisse, c’est que les 500 places disponibles ne partent pas, mais on a la chance d’avoir des artistes déjà en place sur la scène musicale et ça rassure. » Maintenant, les étudiants n’ont plus de doute : « On s’est donné au maximum, c’est un événement à ne pas rater. » Pour ses 10 ans, le Wave O’Sound festival s’annonce comme un rendez-vous de célébration des découvertes musicales.
Quand les voix s’alignent sur la ligne de bus
Qu’est-ce que De Joyeux à Bel Air ?
Une traversée documentaire et sonore de la ville, réalisée entre deux arrêts de bus d’une ligne de Trignac : Joyeux et Bel Air ! Un genre de promenade urbaine portée par des voix de femmes et de jeunes filles qui s’expriment sur leur place dans les espaces publics. Une thématique qui, en arrivant ici, il y a un an, s’est très vite imposée à nous. Trignac, ville à l’histoire sociale militante très ancrée, est devenue pour nous un terrain d’écoute et de rencontres très riche. De Joyeux à Bel Air est un documentaire d’intervention sociale. D’ailleurs, c’est ce qui nous relie artistiquement, cette même sensibilité pour les sujets sociaux. Les femmes, les personnes peu visibles, peu audibles dans les médias. Ce qui nous intéresse, ce sont les vécus, les expériences intimes qui racontent quelque chose de collectif. Notre ADN, l’ADN des Films Hector Nestor, association créée en 2014 et dont le siège se situe à Saint-Nazaire, depuis un an !
Comment ce documentaire prend-il forme ?
Par deux épisodes. Le premier, Dans la place (16 mn), raconte l’expérience, les ressentis de Chloé, Zoé et Floriane, quand elles sortent dans la rue, prennent les transports en commun ou les petites routes de campagne pour aller courir…, en toute liberté. Ainsi que les stratégies qu’elles mettent en place pour pouvoir continuer à se sentir bien et libre dans les espaces publics. Dans le deuxième, Récréation (10 mn), nous sommes allées à la rencontre d’élèves de CM2 qui parlent de l’espace partagé de l’école, à savoir la cour et de ce qu’elles ont à en dire, de ce qu’elles aimeraient voir changer. Des récits de voix qui prennent racine à Trignac, mais qui résonnent bien au-delà, car ces voix sont universelles.
Y a-t-il une phrase qui résume le projet ?
Une phrase revient souvent : « Ce n’est pas tous les garçons ». Et justement, notre propos n’est pas de cibler des personnes, des lieux en particulier, mais de montrer que ces expériences relèvent d’un système, d’une logique qui se répète dans le partage des espaces publics. L’idée, c’est que toutes ces femmes, jeunes filles puissent l’exprimer sans être accusatrices, et sans mettre les garçons dans une posture d’accusés.
Quel est l’objectif profond de ce projet ?
De provoquer de l’empathie. Que des filles puissent entendre que ce qu’elles ressentent est partagé par d’autres. Que des garçons puissent, à leur tour, expérimenter par l’écoute une réalité qu’ils ne vivent pas de la même manière. Il s’agit de créer une petite étincelle, une prise de conscience. D’ailleurs, on aimerait pouvoir donner la parole aux garçons, qu’ils s’expriment sur comment ils vivent l’espace public.
D’autres épisodes sont à prévoir, alors ?
Le projet est évolutif et comme nous sommes à Trignac jusqu’à la fin de l’année… On a des pistes, des écoutes avec les collégiens, collégiennes sont prévues en mars. Mais avant, ça se construit avec des personnes qui sont prêtes à témoigner ! Ce n’est pas rien tout de même de parler de soi, de raconter comment on vit des choses pas toujours simples. En parallèle, on travaille sur un film sur la démolition des Forges. Il sera diffusé lors des Journées du patrimoine, en septembre prochain.
À quoi va ressembler la sortie de résidence De Joyeux à Bel Air ?
Ce sera une restitution sous forme d’écoute collective, en petit groupe, pas plus de 20 personnes. Le son laisse une grande place à l’imaginaire et permet une immersion immédiate. Avec le casque sur les oreilles, l’écoute devient intime. Une fois retiré, place à l’échange…
lesfilmshectornestor.org : à découvrir Habitantes (2021), Croquantes (2022), D’une seule voix, réalisé avec le Planning familial 49 (sortie en mars) et Les Murs Invisibles, sur une troupe inclusive (une campagne de financement participatif est en cours pour finaliser la post-production).
Les Escales, « bal et transition »Les Escales, un colosse au pied d’argile « à réinventer ». Trente-trois ans d’histoire derrière lui, et « l’impulsion d’une nouvelle dynamique » avec, en premier plan, ce point d’honneur de « ne jamais renier ses valeurs ni son ADN », s’accordent à dire Frédéric Petit, président, Yann Bieuzent, directeur, et Stéphane Heuvelin, programmateur du Vip et désormais aussi des Escales. Cette 34e édition s’annonce donc comme une année charnière, « de transition. On va tester, expérimenter, et on verra comment les festivaliers s’en empareront. L’idée est de le faire évoluer vers un festival de proximité, toujours ouvert sur le monde, avec une approche très familiale ».
Vendredi et samedi, pas de grand bouleversement. C’est dimanche, surtout – la journée “cobaye” ! – qui donnera ce petit « avant-goût des Escales à venir dans sa version finale ». Le décor est planté : on oublie la grande scène, on se pointe vers 12h, et on tend ses oreilles du côté des bords de Loire pour « profiter au maximum des nouveaux aménagements », de son club 360 pour un atypique open air ultra électro, de ses Halles, et de son théâtre de verdure qui peut recevoir jusqu’à 3 300 personnes. Trois espaces singuliers où têtes d’affiche, artistes émergents et internationaux, d’ici ou de pas très loin, se partageront la part belle musicale. À l’affiche de cette journée à “prix populaires” (16 €, 11 € pour les 12-17 ans) de jolis noms : Ino Casablanca, artiste qui a explosé en 2025 et « l’un des plus attendus de l’année », la Brésilienne La Yegros avec sa nu cumbia légendaire, Alghar, un duo nantais aux sonorités d’un ailleurs lointain et contemporain, et Hervé Batteux, le Nazairien qui ouvrira le set avec son spectacle Rouge, mémoires d’un fleuve. Sous les halles, attention, ça va danser. Puisqu’est prévu un grand bal…, folk avec Ma Petite et électro-folk avec Super Parquet. Bref, en cinq mots, ce sera un dimanche coloré, feel good, dansant, familial et multigénérationnel. Le tout, agrémenté d’animations fanfaresques et autres…
Un dimanche multi… donc, à l’image de ce festival trentenaire qui vibrera entre « multiculturalisme, voyage et métissage », avec un penchant, cette année, assumé, pour les « musiques du monde, orientales et traditionnelles ». Et des soirées plus “marquées”. Plutôt vibes urbaines, le vendredi qui pointera du “texte and flow” avec Josman, Gaël Faye, Georgio et aussi Sami Galbi, Asna, Meryem Aboulouafa, Hyphen Dash, Pahua, La Louuve et Tina Ardor. Et pour samedi, ça sonnera rock-électro, avec Benjamin Biolay, Deluxe, Fatoumata Diawara, Thylacine, Sam Sauvage, Sam Quealy, Morbid Monke, Fyrs, le “chouchou” nazairien, Aïta mon Amour, Yasmine Hamdan…
• Les illustrations des Escales 2026 sont signées Jun Ioneda, Japonais naturalisé brésilien qui vit à Barcelone, et qui a tapé dans l’œil des Escales pour son univers psychédélique, festif et inclusif.
• Les Globe-trotters, fruit de collaborations avec des festivals d’autres continents, se poursuivent. Cette année, quatre pays/quatre groupes sont mis sur le devant de la scène : Mexique, Kenya, Indonésie et gros coup de cœur pour l’Ukraine et le jeune groupe Hyphen Dash, qui a « marqué les esprits avec l’album Basement 626 (2025), enregistré à seulement 15 km de la ligne de front, prouvant que son jazz est aussi un acte de résilience et de liberté ».
Môm’en d’art fait son cirque !Pendant les vacances de février, on éteint les écrans. Direction la salle Bonne Fontaine, en famille ou avec les copains des centres de loisirs. « Tous les ans, on met un coup de projecteur sur les pratiques culturelles et artistiques », assure Stéphane Grosset. L’animateur à l’Office socioculturel montoirin précise : « Pour susciter un rapprochement entre les enfants et les artistes, après chaque représentation, il y aura un bord de scène. » Cette année, jongleurs facétieux ou magiciens poètes feront rire ou rêver le temps d’une heure petits et grands. Mardi 17 février, avec Chers Cousins, de la Cie Pied’Né, les péripéties clownesques se vivront au rythme de la batterie, d’un roulement de tambour et de cymbales. S’en suivra, jeudi 19 février, Carré comme un ballon, de la Cie Radio Cirque, où, dans le cabaret burlesque de M. Hus, l’émotion côtoiera l’excentrique, jongleries et facéties tous azimuts. Pour finir, mardi 24 février, le cirque théâtre Lazari, présentera Surprises en contes. Au son du piano, avec une baguette (magique), des moutons changent de couleurs, des nœuds apparaissent et disparaissent d’une corde… Chut !, on tend l’oreille, le spectacle va commencer…
En parallèle du festival, l’Office socio-culturel proposera des ateliers* chant, théâtre ou aquarelle, avec cet objectif « d’élargir les pratiques culturelles et artistiques au plus grand nombre ». Ainsi, Anne-Gaëlle Remme (Les sens ordinaires, Guérande) animera deux stages de chant dans une ambiance inspirante. Pour s’amuser en découvrant l’art de l’interprétation, rendez-vous avec Jonathan Semo (Le monde en scène, Saint-Nazaire) et le stage de théâtre. Envie de laisser parler l’imagination pour créer à quatre mains une œuvre qui restera une belle parenthèse, un joli souvenir ? Jenny guidera parents ou grands-parents et leurs enfants à la découverte ludique de l’aquarelle.
* • Stage de chant, les 16 et 17 février, et les 18 et 19 février de 18h à 19h30, tarif : 12, 50 € (+ adhésion). Pré-ados, ados, adultes.
• Initiation à l’aquarelle avec Jenny, mercredis 18 (dès 7 ans) et 25 février (4-6 ans), 10h, gratuit.
• Stage de théâtre, du 23 au 26 février, de 18h30 à 20h, tarif : 20 € (+ adhésion). Pré-ados, ados, adultes.
Insc. 02 40 88 58 76, contact@oscm.fr
Retour à Silent HillLorsqu’il reçoit une mystérieuse lettre de Mary, son amour perdu, James est attiré vers Silent Hill, une ville autrefois familière, aujourd’hui engloutie par les ténèbres. En partant à sa recherche, James affronte des créatures monstrueuses et découvre une vérité terrifiante qui le poussera aux limites de la folie.
N121 – bus de nuit
Oscar, Simon et Aïssa, trois amis d’enfance, vont à Paris pour fêter une bonne nouvelle. Mais dans le bus de nuit qui les ramène chez eux, le N121, un échange entre passagers dégénère et la situation dérape.
Amadou et Mariam : sons du Mali
Amadou et Mariam : Sons du Mali » n’est pas un documentaire, mais le film d’une extraordinaire épopée où rien n’est joué par les acteurs sauf leur bande originale. Celle d’un couple né au Mali avec comme point commun les sons du monde qui les entourent, la musique, les gens, le courage et l’amour.
Tourné entre 2021 et 2023 au Mali en France et en Espagne, réalisé par le Canadien Ryan Marley et sélectionné au festival international du film documentaire (FIPADOC), « Amadou et Mariam: Sons du Mali » retrace le parcours hors normes d’Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia. La vie sans fard du « couple aveugle du Mali » devenu plus tard « Amadou et Mariam » qui ont conquis le monde inspirant les jeunes et les aînés par delà les horizons, les cultures, les chances ou les infortunes. Une célébration brute de l’espoir, de la joie, une quête de paix et de partage. L’histoire d’amour puissante de deux âmes qui se trouvent, s’écoutent et font voir avec le cœur que tout devient possible. Un amour sans frontière, nu, universel, une musique blues, rock, pop, groove ou afro-beat aussi incandescente que rassembleuse.
Paprika
Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l’inconscient. Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l’un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs. Le Dr. Atsuko Chiba, collègue de l’inventeur du DC Mini, le Dr. Tokita, décide, sous l’apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s’aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s’est emparé du DC Mini et pour quelle raison. Elle découvre que l’assistant du Dr. Tokita, Himuro, a disparu…
LOL 2.0
Anne profite enfin de sa liberté après le départ de ses enfants. Mais tout bascule quand sa fille Louise, revient vivre chez elle après un échec professionnel et sentimental. Et comme une surprise n’arrive jamais seule, son fils Théo lui annonce qu’elle va devenir grand-mère ! Entre chocs générationnels, rêves en mutation et nouveaux élans amoureux… Anne comprend que la vie ne suit jamais tout à fait le plan prévu, et qu’à tout âge, on continue toujours d’apprendre à grandir.
Amour Apocalypse
Propriétaire d’un chenil, Adam, 45 ans, est éco-anxieux. Via la ligne de service après-vente de sa toute nouvelle lampe de luminothérapie, il fait la connaissance de Tina. Cette rencontre inattendue dérègle tout : la terre tremble, les cœurs explosent… c’est l’amour !
Rental Family
Tokyo, de nos jours. Un acteur américain qui peine à trouver un sens à sa vie décroche un contrat pour le moins insolite : jouer le rôle de proches de substitution pour de parfaits inconnus, en travaillant pour une agence japonaise de « familles à louer ». En s’immisçant dans l’intimité de ses clients, il commence à tisser d’authentiques relations qui brouillent peu à peu les frontières entre son travail et la réalité. Confronté aux complexités morales de sa mission, il redécouvre progressivement un but, un sentiment d’appartenance et la beauté sereine des relations humaines…
A pied d’œuvre
Achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n’augure aucune fortune. À Pied d’œuvre raconte l’histoire vraie d’un photographe à succès qui abandonne tout pour se consacrer à l’écriture, et découvre la pauvreté.
Le Quai des brumes
Par une nuit ténébreuse, un déserteur du nom de Jean arrive au Havre dans l’espoir de quitter la France. En attendant un bateau, il trouve refuge au bout des quais, dans une baraque autour de laquelle gravitent plusieurs marginaux. Il y fait la rencontre de Nelly, une belle et mystérieuse jeune femme dont le regard le bouleverse. Cette dernière vit dans la terreur de son tuteur, le misérable Zabel, lui-même racketté par une bande de voyous. Par amour, Jean se mêle aux affaires de Nelly et met les pieds dans un engrenage périlleux…
Tout va bien
Âgés de 14 à 19 ans, cinq adolescents ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie. Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes et pour certains une langue. « Tout va bien » répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais le véritable voyage ne fait que commencer…
La lumière ne meurt jamais
Pauli, célèbre flûtiste classique, retourne dans sa petite ville natale pour se remettre d’une dépression. Il renoue avec une ancienne camarade de classe, qui lui propose de rejoindre un groupe de musique joyeusement anticonformiste. Comment Pauli, de nature plutôt perfectionniste, va-t-il se laisser embarquer dans cette aventure musicale aussi inattendue qu’expérimentale ?
[zoom] Le mage du Kremlin
Comment saisir la Russie, l’épaisseur de son histoire politique passée et présente, comment l’appréhender, la filmer de l’intérieur sans y avoir mis les pieds ? C’est le pari — audacieux, et non sans risque, l’œil de Moscou oblige ! — qu’Olivier Assayas a relevé en adaptant le roman éponyme de Giuliano da Empoli pour en tirer une fresque à la frontière du documentaire et de la fiction. Car si Vadim Baranov n’a jamais existé à proprement parler, le personnage qu’il incarne emprunte néanmoins plusieurs traits à un visage bien réel, celui de Vladislav Sourkov, l’opportuniste avant-gardiste théâtreux devenu « le Raspoutine » du tsar Poutine, ici relégué au second rang… Tsar en son royaume mais pas star sur les plateaux…“hollywoodiens”, le terme de facto adéquat pour rendre compte de l’atmosphère qui s’en dégage, bien que tourné pour l’essentiel en Lettonie. Comme quoi le décor ne suffit pas… Très à l’américaine, Le mage du Kremlin se joue des bonnes manières ! Et a du mal à convaincre, à l’image de Jude Law bien à l’étroit dans son costume de “pion par intérim”, le genre de « bon candidat, de nain infantile qui n’a pas inventé la poudre, mais qui fera l’affaire » le temps que la Russie se « réinvente » à la verticale sous la coupe des oligarques ! Mais c’était sans compter sur le machiavélisme de l’ambitieux Poutine. Et de son impérieux et ambigu bras droit Baranov, qui fait partie de ces spin doctors – ces malgiciens (et non mages) qui infiltrent les esprits, modèlent les discours, façonnent les images – et sans qui, sans doute, Poutine ne se serait pas Poutine. Sur le papier, le sujet est passionnant… Comment ne pas adhérer à ce presque docu-fiction qui balaie quatre décennies d’histoire de la Russie ? Rien n’échappe au cinéaste, des crèmes glacées soviétiques aux téléphones Vertushka, du lait de Gorbatchev à la chute de Eltsine, des nuits artistico-punk underground à la tragédie du sous-marin Koursk, de la guerre de Tchétchénie où Poutine se dit prêt à aller « les buter jusque dans les chiottes » aux loups de Wagner, de la montée du KGB à l’anéantissement des oligarques, de la révolution orange en Ukraine aux JO de Sotchi, des Pussy Riot à la Sibérie, d’Internet pour « bidouiller les circuits neuronaux » au chaos… Tout est passé en revue, ou presque. Passionnant, exaltant s’il n’avait été soporifique ! Deux heures quarante de confessions mal doublées, de flashbacks périlleux, de tirades sorties tout droit d’un recueil de citations, avec l’impression barbante d’assister à un cours magistral sous l’ère… soviétique ! Dommage.
Des maraudes 100% féminines
Chaque lundi, une voiture rouge marquée du logo de l’As du bon cœur parcourt un itinéraire bien rodé d’une dizaine de points entre Saint-Nazaire et Trignac. À son bord, Safyia Hannou et deux bénévoles partent distribuer des repas aux personnes sans domicile fixe. Depuis le 26 octobre, une dizaine de maraudes ont eu lieu, permettant de servir près de 400 repas. L’association est née de la volonté commune de Safyia Hannou et Anaïs Le Hur, des amies de longue date, « de s’engager concrètement auprès des plus démunis ».
L’idée est de mener des actions percutantes pour répondre aux besoins créés par la précarité et l’isolement. Chaque semaine, un repas de la solidarité est également organisé, réunissant une dizaine de personnes autour d’une table. L’As du bon cœur, ce n’est pas seulement un repas chaud, c’est surtout « une discussion rassurante et des conseils pour les aider à s’en sortir ». L’association se distingue aussi par sa singularité : l’ensemble du projet est porté par des femmes. Une manière de « valoriser l’engagement féminin, selon les coprésidentes, et d’en faire une force collective autour d’un beau projet ».
Aujourd’hui, plus d’une cinquantaine de femmes sont engagées dans différentes missions. Certaines se chargent de la préparation des repas, d’autres composent les sacs alimentaires en y ajoutant un mot d’encouragement. Les équipes se relaient chaque semaine afin de préserver les bénévoles : « Il ne s’agit pas de nous épuiser, expliquent Safyia et Anaïs, puisque la préparation et la distribution prennent facilement six heures dans la journée ». Une organisation indispensable à la bonne dynamique de l’association qui a trouvé son rythme de croisière. Le seul point noir ? L’enjeu financier. Une maraude destinée à quarante personnes représente un budget de 100 euros, « une somme conséquente à réunir de manière hebdomadaire, ce qui n’est pas si simple ». L’association lance également des appels aux dons pour collecter des vêtements pour hommes et du matériel de première nécessité, comme des tentes ou des couvertures. De quoi « réchauffer les cœurs ».
L’Art d’aimer façon Pétrarque !
De ce livre, il en ressort, « un peu fragilisé, et grandi », comme si ce bout de chemin partagé avec Pétrarque*, comme si cette proximité « très forte » tissée, tressée au fil des mots entre ces deux hommes de lettres que 700 siècles séparent, l’avaient quelque peu chamboulé. « Ça chavire ! Ce n’est pas rien de s’attaquer à un tel personnage. J’avais la pression, celle aussi de ne pas décevoir »… Qui ? Les lecteurs ?, déjà conquis. Les fins connaisseurs ?, sous le charme, et d’aucuns en attente d’une traduction en italien. Pétrarque lui-même ?, allez savoir… L’érudit, poète et humaniste qu’il fut, « aussi touchant qu’agaçant, tant il était pétri de contradictions et tant il nourrissait une très haute opinion de lui-même », aurait certainement savouré l’idée que l’on s’inspire de sa “petite” personne pour en faire matière à roman.
Un roman, oui, le mot est posé. Car Courir à ce qui me brûle, et Jean-Pierre Suaudeau y tient, n’est « ni une biographie, ni un livre d’histoire ». Plutôt, une sorte de contrat romanesque ou, dirait-on dans les salons littéraires germanopratins, une exofiction, une sorte de réalité supposée, une base romancée construite autour de faits réels. Et ça, Pétrarque en raffolait ! « Il s’arrangeait beaucoup avec la réalité. Pour preuve, L’ascension du mont Ventoux… ». Mais là n’est pas de savoir s’il l’a escaladé ou non ! Ce texte « évoque une partie de sa vie, celle où il s’isola à Fontaine-de-Vaucluse, « abri de mes soupirs (…) pour m’abandonner à mes rêveries lentes », écrivait-il, » loin de la cour du Palais des papes, d’Avignon, la Babylone, comme il la nomme, ville de débauche et d’immoralité…
« La fiction n’est-elle pas plus vraie que la réalité ? », partage l’auteur. À méditer.
La Provence, « un arrêt du temps, là où le vent est absent, là où rien ne bouge », une région chère à l’auteur nazairien aux neuf romans, qui y passe, depuis plus de 40 ans, une partie de l’année. Sa source, son inspiration, le lieu de naissance de son désir d’écriture. Et surtout, le prétexte de ce roman qui « déplie l’histoire de la passion idéalisée liant l’un des pères de la poésie lyrique moderne à Laure, muse insaisissable, qu’il aurait croisée une ou deux fois, seulement. Et celle, plus souterraine, qui surgit dans la vie du narrateur en une sorte de décalque ». Laure, son obsession. Il passera plusieurs décennies de sa vie à lui écrire des sonnets. Plus de 300 sur les 366 que contient son Canzoniere, dont on découvre certaines citations, au fil des pages, à commencer par la couverture. Courir à ce qui me brûle, juste… Inspirants. Aspirants. Pétrarquisant !**
* Francesco Petrarca francisé Pétrarque (1304-1374)
** Pétrarquiser : célébrer en vers un amour idéalisé en recourant à des images brillantes et précieuses (source : Dictionnaire de l’Académie française)
Le lac (2009)
Femme à la nature morte (2010)
Photo de classe/s (2012)
La partie (2014)
Miroir de l’absente (2017)
Les Forges, un roman (2018), nominé pour le prix Eugène-Dabit du livre populiste 2018 et pour le prix Grain de Sel 2018
Poétique d’une idole, rêver Johnny (2022)
Vincent, François, Johnny, le vieux Pline, Jehanne et moi (2022)
LéviathanAprès trois ans d’immersion dans le monde de la comparution immédiate – cette procédure qui juge en moyenne en moins de trente minutes les personnes sortant de garde à vue – la lauréate de la 1re édition du Prix Chéreau pour sa mise en scène restitue plusieurs cas, révélant la violence et l’urgence qui traversent ces audiences. Si le matériau est documentaire, la mise en scène emprunte au fantastique : sous une cathédrale de tissu rose imaginée comme un tribunal de fortune, des personnages masqués se meuvent comme des marionnettes, et une forme chantée surgit par instants, donnant ainsi aux situations un esthé-tisme étrange et saisissant. Le seul visage découvert est celui d’un témoin direct des faits, rappelant la part humaine derrière la procédure. La figure mythique du Léviathan interroge le spectateur : qui est le véritable monstre ? Entre radicalité, poésie et beauté, cette œuvre puissante et troublante transforme la scène en espace de réflexion et de conscience, montrant comment l’art peut devenir une force d’action face aux violences institutionnelles.
Protest Songs – Volet II
Avec des interprétations puissantes et sensibles, ils mettent en lumière, a cappella, un répertoire de résistance contre les oppressions et les injustices. Ce projet s’inscrit dans un engagement concret en soutien à SOS Méditerranée, association qui porte secours aux migrants en détresse en mer. Chaque note devient un message d’espoir et de conscience, invitant le public à réfléchir sur les injustices contemporaines. Cette année, parmi les artistes invités, Pomme, Alma Rechtman, Thomas de Pourquery, Blick Bassy et Green Chien venus renforcer le message d’espoir et de solidarité. Car sur scène, chaque chanson devient un acte militant, mêlant émotion et conscience citoyenne, transformant la scène en un espace de dialogue et de mobilisation. Avec ce projet, Raphaële Lannadère prouve que la musique peut être un vecteur puissant de changement et de solidarité, invitant le public à se rassembler autour d’un engagement humanitaire et artistique fort.
La forêt en carte, entre interactivité et sensations
Une promenade en forêt : c’est la promesse d’une exposition immersive, Arbres-Mondes, une balade où les sens sont décuplés. Un projet né de la collaboration entre Elsa Mroziewicz, artiste visuelle, et Cécile Palusinski, autrice et créatrice sonore. Amies depuis quinze ans, elles partagent une même fascination, voire « obsession » pour les forêts et la figure de l’arbre. Depuis toute petite, Cécile y « décompresse, prend le temps d’écouter et [se] sent vivante » tandis qu’Elsa y a toujours « rêvé et développé sa créativité. Première source d’inspiration, [elle] n’a jamais arrêté de dessiner des arbres ». Le concept prend racine au Yémen, Elsa se retrouve face à un dragonnier, un arbre « imposant et majestueux », qu’elle photographie et envoie aussitôt à Cécile. Pour elle, c’est une évidence : « J’ai tout de suite su qu’il fallait que j’aille le voir. » Elle s’y rend et lui vient l’envie de travailler autour de cet arbre, qui, six ans après, occupe une place centrale dans l’exposition. « S’il n’y en avait qu’un à retenir pour moi, ça serait lui. »
Dès lors, Cécile enchaîne les expéditions. Sur place, elle capte les sons, les images, écrit. Elle transmet cette matière à Elsa, qui l’illustre : « Un mélange entre mobile et immobile, nos regards permettent au public de plonger dans l’instant vécu par Cécile. » En parallèle, elles collaborent sur La forêt universelle et le recueil de poésie Pages d’arbres qui composent Arbres-Mondes. Sur la carte interactive, le fil directeur, sept forêts et vingt-deux arbres sont présents à l’écran. Une fois la destination choisie, l’immersion commence. Face aux illustrations, le casque audio sur les oreilles, le public est invité à plonger dans une atmosphère tantôt « bavarde », tantôt « silencieuse ». La musique composée par Jean-Paul Le Goff accompagne les podcasts narrés par Bernard Gabay et Caroline Victoria, grandes voix du doublage. Pour les arbres, les podcasts sont écrits en haïku, une forme poétique japonaise très brève. Tandis que pour les forêts, la nature, la mythologie et l’impact de l’humain sont racontés en prose. La carte interactive, conçue par le designer web Michel Ravey, est accessible sur le site internet. L’exposition se déroule jusqu’au 30 avril dans les dix bibliothèques de l’Agglomération, invitant chacun à ralentir, écouter et se questionner sur sa relation à la nature.
Vingt ans de voix, et de petits potins !
Pas le temps de s’installer dans son fauteuil, Bémoline, la petite souris, est déjà là. Curieuse, indiscrète et surtout espiègle, elle s’invite dans le diaporama, véritable album souvenir retraçant l’histoire de la chorale, puis sur scène. Bémoline, personnage sorti tout droit de l’imagination de l’auteur nazairien Jean-Louis Panaget et dessiné par Coddy Pays, est le fil rouge du spectacle anniversaire de la chorale. Incarnée sur scène par la comédienne Émeline Belliot, elle guide les spectateurs à travers vingt années de chansons, de souvenirs et d’émotions partagées. À ses côtés, Octave – joué par Thomas Beziat – apporte rythme, humour et acrobaties. Ensemble, ils ponctuent le concert de saynètes légères et pleines de malice, révélant les petits secrets de la troupe et créant une respiration joyeuse entre les chansons.
Car au cœur de ce spectacle, il y a avant tout le chant. Pour fêter les 20 ans de Kaléïdos Songs, Jacques Le Bail, chef de chœur et arrangeur, célèbre la chanson sous toutes ses formes, des années 80 à aujourd’hui, de la chanson française au gospel. Dix-huit titres composent un programme a cappella et à quatre voix, riche et éclectique, porté par 38 choristes amateurs, animés par une même passion. Entre humour, comédie et voix énergiques, Kaléïdos Songs promet deux instants, beaux et généreux… À son image.
Nuremberg
1945. Il est temps d’instruire le procès du régime nazi à Nuremberg. Le psychiatre américain Douglas Kelley doit évaluer la santé mentale des dignitaires du IIIᵉ Reich. Face au manipulateur Hermann Göring, il se retrouve pris dans un rapport de force. S’ouvre alors un duel avec le mal absolu.
Les Légendaires
Les Légendaires, intrépides aventuriers, étaient les plus grands héros de leur temps. Mais suite à une terrible malédiction, les voilà redevenus… des enfants de 10 ans ! Danaël, Jadina, Gryf, Shimy et Razzia vont unir leurs pouvoirs pour vaincre le sorcier Darkhell et libérer leur planète de l’enfance éternelle…
Palestine 36
Palestine, 1936. La grande révolte arabe, destinée à faire émerger un État indépendant, se prépare alors que le territoire est sous mandat britannique.
Les enfants de la résistance
Pendant l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale, François, Eusèbe et Lisa, trois enfants courageux, se lancent dans une aventure secrète : résister aux nazis en plein cœur de la France. Sabotages, messages cachés et évasions périlleuses, ils mènent des actions clandestines sous le nez de l’ennemi. L’audace et l’amitié sont leurs seules armes pour lutter contre l’injustice.
Biscuit le chien fantastique
Danny et son petit chien Biscuit sont les meilleurs amis du monde. Un jour, une magie mystérieuse donne à Biscuit des pouvoirs incroyables : il peut désormais parler et voler. Dès que quelqu’un a besoin de lui, il met son masque, enfile sa cape et s’élance dans le ciel pour aider : il est devenu un chien fantastique ! Biscuit a désormais deux passions : manger des tacos et sauver le monde. Mais Pudding, le chat du voisin, lui aussi doté de super-pouvoirs, rêve de faire régner les chats sur l’univers. Danny et Biscuit devront prouver qu’ensemble, rien ne peut les arrêter !
Seppuku : l’honneur d’un samouraï
À Edo, Kyūzō, vassal du shogun, est condamné à se donner la mort pour une faute infime mais impardonnable : avoir éraflé l’arc de son seigneur. Dans sa maison, le temps s’arrête: Kyūzō vacille, son épouse prépare la cérémonie tout en préservant leur fils, la servante refuse de les abandonner… Il ne reste que quelques heures à Kyūzō : sera-t-il tenu par l’honneur… ou rattrapé par la vie ?
Sacré frousseUn programme du Studio Dwarf avec Les fantômes d’Emma (54’) de Makoto Nakamura précédé de Monsieur Bouteille (14’) de Dice Tsutsumi.
ShamSeiichi Yabushita, professeur d’école élémentaire, se veut strict mais juste. Lorsqu’une mère l’accuse d’avoir humilié son fils, tout bascule : la presse s’enflamme, la rumeur enfle, l’opinion s’emballe. Pris dans la tourmente, Yabushita tente de défendre sa propre vérité… Au risque de la voir se retourner contre lui.
La fille du Konbini
À 24 ans, Nozomi a abandonné son tailleur de commerciale pour l’uniforme modeste d’une supérette. Entre la monotonie rassurante du quotidien et la complicité de ses collègues, elle pense avoir trouvé un fragile équilibre. Mais l’irruption d’une ancienne amie du lycée dans le “konbini” vient bouleverser sa routine et la confronter à ses choix de vie.
La Piscine
Au lendemain de la remise manquée de son diplôme universitaire, qui l’a profondément affectée, Bela, fille d’une journaliste star de la télé d’état, rencontre Apostol, architecte quadragénaire et ancien partisan. Malgré l’écart d’âge, elle est intriguée par cet homme cultivé, mystérieux, ironique, parfois déconcertant, mais respecté par tous. Elle fait aussi la connaissance de son meilleur ami Boyan, ingénieur du son et trublion excentrique. Leur étrange amitié étonne, mais Bela s’entend bien avec les deux hommes et passe de plus en plus de temps avec eux…
Eleonora DuseA la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l’Italie enterre son soldat inconnu, la grande Eleonora Duse arrive au terme d’une carrière légendaire. Mais malgré son âge et une santé fragile, celle que beaucoup considèrent comme la plus grande actrice de son époque, décide de remonter sur scène. Les récriminations de sa fille, la relation complexe avec le grand poète D’Annunzio, la montée du fascisme et l’arrivée au pouvoir de Mussolini, rien n’arrêtera Duse « la divine ».
Tootsie
Michael Dorsey, acteur exigeant sur le déclin, désespère de décrocher à nouveau un rôle. Sans trop y croire, il décide alors de se créer une nouvelle personnalité : il sera Dorothy Michaels, une femme dotée d’une forte personnalité. Or son déguisement va non seulement lui permettre de jouer dans une série télévisée, mais même lui attirer un vrai public de fans. Si ce nouveau statut n’est pas pour lui déplaire, il se trouve bientôt confronté à un dilemme difficile : comment avouer à sa collègue Julie Nichols, qui a fait de lui sa confidente, qu’il est en réalité un travesti amoureux d’elle ?
Barry Lyndon
Au XVIIIe siècle en Irlande, à la mort de son père, le jeune Redmond Barry ambitionne de monter dans l’échelle sociale. Il élimine en duel son rival,un officier britannique amoureux de sa cousine mais est ensuite contraint à l’exil. Il s’engage dans l’armée britannique et part combattre sur le continent européen. Il déserte bientôt et rejoint l’armée prussienne des soldats de Frederic II afin d’échapper à la peine de mort. Envoyé en mission, il doit espionner un noble joueur, mène un double-jeu et se retrouve sous la protection de ce dernier. Introduit dans la haute société européenne, il parvient à devenir l’amant d’une riche et magnifique jeune femme, Lady Lyndon. Prenant connaissance de l’adultère, son vieil époux sombre dans la dépression et meurt de dépit. Redmond Barry épouse Lady Lyndon et devient Barry Lyndon…
Mad God
Un assassin surgit des abysses dans une cloche à plongée et s’enfonce au cœur d’un univers infernal peuplé de créatures mutantes et de scientifiques fous. Bientôt capturé, il devient la victime du monde qu’il est chargé de détruire…
La Reconquista
Madrid. Manuela et Olmo se retrouvent autour d’un verre, après des années. Elle lui tend une lettre qu’il lui a écrite quinze ans auparavant, lorsqu’ils étaient adolescents et vivaient ensemble leur premier amour. Le temps d’une folle nuit, Manuela et Olmo se retrouvent dans un avenir qu’ils s’étaient promis.
[zoom] Father mother sister brother
Un réalisateur : Jim Jarmush… Déjà, ça en jette ! Des acteurs : Tom Waits, Adam Driver, Charlotte Rampling, Cate Blanchett, Indya Moore… À s’en décrocher la mâchoire ! Un titre : Father mother sister brother… Qui ne laisse rien en suspens ! Forcément, il sera question de… famille. Bingo ! Mais attention, dans les mains d’un Jim qui, entre deux ballades souchoniennes, « s’éveille dans l’air idéal », on doit s’attendre à tout !, surtout à ce qu’il transforme la famille en concept, et de facto en un véritable terrain d’expérimentations introspectives. Un terrain miné de silences éloquents, lourds de sens, parfois troublants, de non-dits, de faux-semblants, de petits ou de gros mensonges, de glissements poético-absurdes où le lien censé “unir” – fragile, inattendu, singulier, sincère (ou non !) –, ne tient qu’à un fil…
Tel un chirurgien, il ausculte l’intérieur – des foyers et des âmes –, disséquant avec élégance visuelle cette entité étrange et profondément subjective – de son regard – qu’est la famille. Trois regards, trois “portraits de famille” sans connexion, sinon reliés par ces menus détails, ces motifs récurrents qui sortent on ne sait d’où : la Rolex, les skateurs qui « poussent comme du chiendent », l’eau, la voiture, les photos d’avant… Et cette phrase, minimaliste, qui tombe comme un cheveu sur la soupe ! : « Et Bob est ton oncle » ! Qu’à cela ne tienne, Father mother sister brother, couronné – sans doute davantage pour l’ensemble de l’œuvre du cinéaste –, par le Lion d’or à la Mostra de Venise 2025, ne fera pas consensus, jusqu’à diviser au sein d’une même personne ! Eh oui, ça peut arriver ! Et avec Jarmusch, plus que jamais. Difficile de trancher ! Le “J’aime/ J’aime pas”, pas négociable. C’est un tout, à déguster après coup – sur le moment, inutile de se mentir, on déguste un peu ! Mais de ce temps long, étiré à son paroxysme, il en ressort de belles choses, de très belles choses, sensibles et perceptibles à l’âme nue. Et c’est sans parler des acteurs, excellents. Mais ça, on s’en doutait !
Durant l’entre-deux-guerres, Saint-Nazaire est au travail
Il leur a fallu six années d’enquêtes minutieuses, de collectage, de rédaction pour livrer ces deux tomes de l’histoire des Nazairiens et Nazairiennes dans l’entre-deux-guerres. Après le tome 1 sorti en 2024 et consacré à la vie quotidienne de 1920 à 1940, voici le tome 2, dédié au travail. Les membres des associations Saint-Nazaire Histoire*, et Je me souviens**, se sont regroupés pour investiguer, chacun dans son domaine de prédilection, afin de collecter toutes les informations possibles sur les environnements sociaux et économiques de la zone industrialo-portuaire de 1920 à 1940. Les sujets abordés permettent de concevoir comment, dans cet intervalle, s’est joué notre vie quotidienne, ici et maintenant. « C’était indispensable de faire ce livre », déclare Guy Abin, un ancien de la construction navale, « pour comprendre comment le travail, le commerce ou la pêche ont pu se développer ou pas ».
Leurs recherches se sont axées sur trois piliers de l’économie locale : le port de pêche et de commerce, les industries (la construction navale, les Forges de Trignac, l’aéronautique, et la raffinerie de Donges). En réunissant leurs deux associations, ces sept férus d’histoire ont pu exploiter leurs propres archives, mais aussi celles du Département. « On a lu toute la presse de cette époque. Puis on a tout classé par thème », souligne Guy Abin. Imaginez le travail de fourmi qui permet de comprendre et appréhender tout ce qu’on doit savoir sur l’histoire des métiers emblématiques de Saint-Nazaire, Trignac ou Donges.
Cet ouvrage foisonne de faits historiques, d’anecdotes, de personnages hauts en couleur. Qui connaît Marthe Moreuil ? Indice ci-dessus… Tout est documenté, vérifié, prouvé. Un livre à lire ou à feuilleter selon l’humeur du moment. Au fait, y a-t-il eu une conserverie au quai des marées ? Réponse sur une des 382 pages.
* Christian Morinière (Mémoire et savoir nazairiens et Aristide Briand), Maxence Ponroy, Michel Mahé (Aremors) et Guy Abin (Angenea)
** Yves Hamonou, Philippe Rettig et Pierre Jack (Patrimoine de l’aéronautique)
Quand le théâtre rencontre le cinéma
Sur scène, Pierre Maillet se livre à un récit intime et vibrant. Écrit par Tanguy Viel, Une vie d’acteur est un monologue théâtral à la fois intime et universel. À travers les souvenirs, les réflexions et le récit d’un homme façonné par le cinéma, cette pièce interroge la naissance d’une vocation, la construction d’un regard et le plaisir profond de devenir acteur. À la frontière de la fiction et du réel, le texte retrace le parcours d’un enfant des années 1980 qui a grandi entre affiches de films punaisées aux murs, cassettes VHS et séances de vidéoclub. Le cinéma y apparaît comme un refuge, une échappée, mais aussi comme une promesse de liberté et d’émancipation. De simples émotions de spectateur naît peu à peu le désir de jouer, d’entrer dans l’image et d’en faire son métier. La plume précise, incarnée et rythmée de Tanguy Viel rencontre la mise en scène attentive d’Émilie Capliez, et donne corps à un récit puissamment générationnel. Des premiers chocs cinématographiques aux films découverts en cachette, jusqu’à la révélation du cinéma d’auteur, la pièce retrace la construction progressive d’un parcours artistique. Elle révèle, par touches sensibles, la naissance d’une vie d’artiste : celle de Pierre Maillet.
Dans la continuité de ce spectacle, le cinéma Jacques-Tati s’associe à l’événement en proposant un cycle de projections, destiné à raconter, en images, la genèse d’un parcours artistique. Quatre films majeurs, chers à Pierre Maillet, sont projetés tout au long du mois de février (du 2 au 24), comme autant de jalons de son imaginaire de comédien. La soirée d’ouverture donne le ton : carte blanche à Pierre Maillet avec la projection de Tootsie de Sydney Pollack, film déterminant dans son désir de devenir acteur. La séance sera suivie d’une rencontre avec l’artiste. Le cycle se poursuit avec Tous les autres s’appellent Ali de Rainer Werner Fassbinder, Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy et Les dents de la mer de Steven Spielberg, œuvres emblématiques évoquées également sur scène.
Bref, cet événement qui propose une plongée sensible dans l’intimité d’un artiste, rappelle combien les films, vus un jour, peuvent changer une vie… À méditer.
« Un coup de poing dans la gueule »
Estuaire : « S’il y a un mot pour définir le dessin de presse, lequel serait-il ?
Frap : Subversion.
Qu’est-ce qu’un bon dessin de presse ?
« Un coup de poing dans la gueule », comme disait Cavanna. J’en ai fait ma devise. Certes, on n’y arrive pas tous les jours, mais c’est l’objectif. Le dessin de presse n’est pas fait que pour faire rire ou sourire. C’est une provocation, dans le sens noble du terme, où il sert à générer l’esprit critique, et sert de ce fait la citoyenneté.
Où se situe la limite à ne pas dépasser pour que la satire ne devienne pas offense ?
Il n’y a pas de limite. En revanche, il y a une limite à la loi. La loi n’est pas une question d’offense, c’est une question de diffamation, d’insulte publique, d’apologie de la haine.
Le dessin de presse comme arme absolue ?
L’arme tue, le dessin ne tue pas. Et tout dépend de qui s’en sert ! Dans de bonnes mains, c’est une arme douce et démocratique.
Est-ce que le dessin de presse est en danger ?
Absolument, on le voit dans les régimes autoritaires, dictatoriaux, dans les régimes ultralibéraux, conservateurs, par l’interdiction ou la censure. D’ailleurs, il y en a de moins en moins, de dessins. La liberté d’expression, elle n’est jamais gagnée, jamais acquise. C’est un combat au quotidien. À nous de faire en sorte de la préserver. Ici, certes, c’est plus tempéré, mais vous savez, quand j’ai commencé, c’était : « Pas de sexe, pas de religion, pas de mort ! »
Une espèce en voie de disparition ?
J’espère que non. J’espère qu’une génération nouvelle prendra la suite du dessin de presse en ligne, quand il n’y aura plus de journaux papier. J’ai assez confiance, elle inventera sa façon d’informer et de s’informer au sens plein du terme, qui n’est pas forcément la nôtre aujourd’hui. Mais aucune raison qu’il n’y ait pas autre chose après.
Sans dessin de presse, pas de démocratie ?
Sans la liberté de la presse, sans la liberté d’informer, sans la liberté d’expression, pas de démocratie. « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », disait Beaumarchais. C’est toujours valable !
Un dessin préféré ?
Aucune idée… Pour moi, le dessin de presse, ce n’est pas une œuvre d’art. C’est du journalisme, une activité journalistique qui utilise une technique artistique. C’est un “art”, si l’on veut, mais éphémère. Quand l’actualité est passée, quand le journal est refermé, il ne sert plus qu’à emballer les éplucheurs de légumes ! On ne fait pas ça pour la postérité.
Le dessin de presse, vous avez ça dans le sang ?
Depuis gamin ! Aujourd’hui, j’aurais du mal à m’en passer. Comme je dis toujours à mes copains, le jour où ça commence à devenir tremblant, vous me prévenez… Que j’arrête ! Mais quand on a cette chance, ce privilège d’être le bouffon du roi, de pouvoir se moquer tous les jours des puissants, sans risquer de se faire couper la tête et en étant payé pour, on fait tout pour le garder le plus longtemps possible, ce privilège… »