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Only the River Flows

En Chine, dans les années 1990, trois meurtres sont commis dans la petite ville de Banpo. Ma Zhe, le chef de la police criminelle, est chargé d’élucider l’affaire. Un sac à main abandonné au bord de la rivière et des témoignages de passants désignent plusieurs suspects. Alors que l’affaire piétine, l’inspecteur Ma est confronté à la noirceur de l’âme humaine et s’enfonce dans le doute… 

 

Amal, un esprit libre

Amal, enseignante dans un lycée à Bruxelles, encourage ses élèves à s’exprimer librement. Avec ses méthodes pédagogiques audacieuses et son enthousiasme, elle va bouleverser leur vie. Jusqu’à en choquer certains. Peu à peu Amal va se sentir harcelée, menacée. 

 

Saravah

Hiver 1969. Pierre Barouh retrouve son ami Baden Powell à Rio de Janeiro. Ensemble ils se promènent dans la baie à la rencontre des pères du Samba, João da Baiana, Pixinguinha et de leurs disciples, Maria Bethania, Paulinho da Viola, afin de témoigner de la vitalité de la culture carioca sous l’étau de la dictature militaire. 

 

Larmes de joie

Gioia Fabbricotti surnommée Tortorella, une figurante de Cinecittà qui, pour gagner sa vie, s’échine dans de petits rôles en rêvant de devenir une diva, refuse pour le réveillon de fin d’année la compagnie d’Umberto Pennazuto, un ancien acteur surnommé Infortunio pour sa capacité à provoquer de faux accidents et à escroquer les assurances. Infortunio a promis à son ami Lello, un pickpocket, de l’aider pendant la nuit de la Saint Sylvestre pour tenter quelques coups. Les trois personnages se rencontrent par hasard et Tortorella – qui a été abandonnée par les amis avec qui elle devait réveillonner – oblige les deux hommes à l’accompagner à un bal masqué. 

 

Rebelle

Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Ecosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction. 

 

Les 4 âmes du coyote

Des activistes amérindiens s’opposent à un projet d’oléoduc sur leur territoire ancestral. Le soir autour du feu, ils se réunissent autour de leur Grand-Père qui leur fait le récit de la Création. Le conte rappelle à tous la place de l’Homme sur la Terre et son rôle dans la destruction de la nature. 

 

L’arbre à contes 🌳

Trois petites histoires, trois personnages qui ont des relations différentes avec les arbres mais chacun à sa manière va apprendre que la nature sait se montrer généreuse si on sait prendre soin d’elle. 

Le Voleur d’arbres de Rashin Kheyrieh (Iran, 10′)
Au coeur d’un atelier de menuiserie, un petit homme rêve de construire sa maison en bois. Il part alors à l’aventure et découvre une forêt dont il décide d’abattre les arbres pour réaliser son projet. Mais cette forêt est peuplée de familles de corbeaux qui assistent, sans rien pouvoir faire, à la destruction de leurs nids et de leurs oeufs ! 

Une histoire douce de Mohammad-Reza Abedi (Iran, 15′)
Un vieux bûcheron recueille une cigogne blessée et l’entoure de ses soins. L’oiseau reconnaissant, revient plus tard lui apporter trois graines, qu’il sème. Que va‑t‑il récolter ? 

Le Génie du pommier d’Alla Vartanyan (Russie, 11′)
Un paysan et son âne veillent, avec beaucoup de soin, sur leur seule véritable richesse : leur pommier ! Mais ils ignorent qu’au cœur de celui‑ci vit un petit être bien mystérieux ! 

 

Petits contes sous l’océan

Le saut du pingouin d’Anastasia Sokolova (Russie – 2022 – 6 min)
Un jeune pingouin ne parvient pas à faire son premier plongeon dans l’océan avec sa colonie. Il aurait bien besoin d’un coup de main. 

Le Petit Cousteau de Jakub Kouřil (République tchèque – 2013 – 8 mn)
Fasciné par les exploits du Commandant Cousteau, célèbre explorateur des mondes sous marins, un jeune garçon passionné de plongée va vivre une drôle d’expérience. 

Idodo d’Ursula Ulmi (Suisse, Papouasie-Nouvelle-Guinée, États-Unis 2021 10 mn)
Basé sur une légende de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Idodo nous raconte pourquoi les poissons du récif sont aujourd’hui si colorés. 

Le marin et la feuille d’Aliona Baranova (République tchèque 2020 6 mn)
Un marin se voit offrir une feuille d’automne par une petite fille. Des souvenirs refont alors surface. Depuis combien de temps n’est il pas rentré chez lui 

Le hareng de Lena von Döhren, Eva Rust (Suisse – 2023 – 9 min)
Suite à l’attaque d’une mouette, un petit hareng se retrouve loin de son banc. Il va alors rencontrer de nombreuses créatures marines qui lui viennent en aide. 

 

Dragons

L’histoire d’Harold, jeune Viking peu à son aise dans sa tribu où combattre les dragons est le sport national. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec un dragon qui va peu à peu amener Harold et les siens à voir le monde d’un point de vue totalement différent. 

 

Twisters

Ancienne chasseuse de tornades, Kate est encore traumatisée par sa confrontation avec une tornade lorsqu’elle était étudiante. Désormais, elle préfère étudier le comportement des tempêtes en toute sécurité depuis New York. Mais lorsque son ami Javi lui demande de tester un nouveau détecteur de tornades, elle accepte de retourner au cœur de l’action. Elle rencontre alors le charmant et téméraire Tyler Owens, célèbre pour ses vidéos de chasse aux tornades postées sur les réseaux sociaux. Alors que la saison des tempêtes atteint son paroxysme, des tornades d’une ampleur sans précédent mettent leurs vies en péril. 

 

To the moon

Chargée de redorer l’image de la NASA auprès du public, l’étincelante Kelly Jones, experte en marketing, va perturber la tâche déjà complexe du directeur de la mission, Cole Davis. Lorsque la Maison-Blanche estime que le projet est trop important pour échouer, Kelly Jones se voit confier la réalisation d’un faux alunissage, en guise de plan B et le compte à rebours est alors vraiment lancé… 

 

Spider-Man

Orphelin, Peter Parker est élevé par sa tante May et son oncle Ben dans le quartier Queens de New York. Tout en poursuivant ses études à l’université, il trouve un emploi de photographe au journal Daily Bugle. Il partage son appartement avec Harry Osborn, son meilleur ami, et rêve de séduire la belle Mary Jane. Cependant, après avoir été mordu par une araignée génétiquement modifiée, Peter voit son agilité et sa force s’accroître et se découvre des pouvoirs surnaturels. Devenu Spider-Man, il décide d’utiliser ses nouvelles capacités au service du bien. 

Au même moment, le père de Harry, le richissime industriel Norman Osborn, est victime d’un accident chimique qui a démesurément augmenté ses facultés intellectuelles et sa force, mais l’a rendu fou. Il est devenu le Bouffon Vert, une créature démoniaque qui menace la ville. Entre lui et Spider-Man, une lutte sans merci s’engage. 

 

La grande vadrouille

En 1942, un avion anglais est abattu par les Allemands au-dessus de Paris. Les trois pilotes sautent en parachute et atterrissent dans différents endroits de la capitale. Ils sont aidés par deux civils français, un chef d’orchestre et un peintre en bâtiment qui acceptent de les mener en zone libre; ils deviennent ainsi, malgré eux, acteurs de la Résistance. 

 

Longlegs

L’agent du FBI Lee Harker, une nouvelle recrue talentueuse, est affectée sur le cas irrésolu d’un tueur en série insaisissable. L’enquête, aux frontières de l’occulte, se complexifie encore lorsqu’elle se découvre un lien personnel avec le tueur impitoyable qu’elle doit arrêter avant qu’il ne prenne les vies d’autres familles innocentes. 

 

EDITO juillet 2024

L’amour, l’amour, l’amour… Qui n’a pas chanté, rêvé, écrit l’amour ? Amour-propre, poignées d’amour, amour courtois, amour en cage, en héritage… Germaine et Léon (ah, les revoilà !) comptent bien cet été, et sans aucun complexe, filer le parfait amour sur la Côte… d’Amour, évidemment !  

Après un énième Renc’arts à Pornichet, un premier tour (de rond-point) qui a mal tourné, et une virée Estivale à Montoir, rien de tel qu’un bon shoot de books and love à Besné pour officialiser cette union libre… d’exprimer, le poing levé, son amour à la littérature, la poésie, la musique, la danse, le théâtre, le cinéma, sans larmes et cætera. Union ivre de vivre dans la jouissance de l’effet mer, sans risquer de s’y noyer, dans la mer de l’intranquillité. Union vive de déclarer, haut et fort, sa flamme inconditionnelle à la liberté. Vacillante liberté qui, telle une vieille paire d’amants gauche et maladroite, doit se méfier des lauriers, et surtout faire front, pour ne pas s’y reposer…  

– « Eh, l’idée, j’l’ai, Germaine ! On n’est pas loin de Saint-Naz’ là ? Et c’est bientôt Les Escales… J’me disais qu’on pourrait p’tèt s’prendre la Route Nationale, la 24 pour changer ? Toujours pas essayé, s’ra pas pire que… » 

– « Que quoi, Léon ? Tu m’fatigues. On maintient notre cap, on reste sur la voie de gauche. Un point, c’est tout ! Sinon, c’est sûr, on va droit dans le mur ! »  

– « Ouais, ouais, d’ac’ Maimaine ! Heuu mais…, pendant les JO, j’pourrais p’tèt m’baigner dans la Seine ? » 

– « Ici, c’est l’estuaire et pas le chaos’oké au Kiosq ? T’as la tête dissoute ou quoi ? Ça n’te réussit pas toi, d’vivre d’amour et d’eau fraîche. Va donc t’isoler dans la cabine de plage, on n’est jamais à l’abri d’un méchant coup de soleil… Hein, mon amour ! »  

Blue Lock le film – épisode Nagi

« C’est relou… » est la sempiternelle rengaine de Seishirô Nagi, élève de première qui se complait dans la mollesse. Sa vie connaît un tournant radical quand il fait la rencontre de Reo Mikage. Beau, intelligent, sportif et héritier d’une imposante entreprise, Reo a tout pour lui, mais n’a qu’une seule envie : devenir champion du monde de football. Pour y parvenir, il décide d’embrigader le paresseux Nagi dans son club de football après avoir été témoin des dons naturels de ce dernier, capable des prouesses techniques les plus incroyables… sans effort. Dotés de capacités exceptionnelles, le duo ne va pas tarder à se faire remarquer. Notamment par un programme très spécial destiné aux meilleurs attaquants… le Blue Lock ! 

 

Elyas

Elyas, ancien soldat des Forces Spéciales, solitaire et paranoïaque, devient garde du corps pour Nour, 13 ans et sa mère Amina, venues du Moyen-Orient. Tandis que l’ex-guerrier et la jeune fille s’apprivoisent, un mystérieux commando les prend pour cibles. Elyas ne reculera devant rien pour la sauver. 

 

Horizon, une saga américaine : chapitre 1

Sur une période de 15 ans avant et après la Guerre de Sécession. L’expansion vers l’Ouest est semée d’embûches qu’il s’agisse des éléments naturels, des interactions avec les peuples indigènes qui vivaient sur ces terres et de la détermination impitoyable de ceux qui cherchaient à les coloniser… 

 

Moi, moche et méchant 4

Gru, le super méchant le plus populaire du monde est devenu super agent de l’Agence Vigilance de Lynx. Gru, Lucy et les filles, Margo, Edith et Agnès accueillent le petit dernier de la famille, Gru Junior, qui semble n’avoir qu’une passion : faire tourner son père en bourrique. Mais Gru est confronté à un nouvel ennemi Maxime Le Mal qui, avec l’aide de sa petite amie, la fatale Valentina, va obliger toute la famille à fuir. 

 

Tunnel to summer

Selon une légende urbaine, trouver et traverser le mystérieux tunnel d’Urashima offre à celui qui ose s’y aventurer ce qu’il désire de plus cher mais à un prix qui rend l’expérience périlleuse : quelques secondes en son sein se transforment en plusieurs heures dans la vraie vie ! Kaoru, un jeune lycéen, qui a du mal à se remettre de la disparition de sa petite sœur va faire équipe avec Anzu, une jeune fille énigmatique qui lui propose son aide pour tenter l’aventure. Mais qu’attend-elle de lui en échange ? Et que lui restera-t-il, une fois qu’il aura traversé le tunnel ? 

 

Les Fantômes

Hamid est membre d’une organisation secrète qui traque les criminels de guerre syriens cachés en Europe. Sa quête le mène à Strasbourg sur la piste de son ancien bourreau. 

 

Starting block, une “visite-pratique”

La visite démarre par un saut dans le temps. Direction l’ancien vélodrome du Plessis « considéré comme le plus beau de France. Il était tellement important qu’il a accueilli des manifestations nationales, principalement de gymnastique », rappelle Emmanuel Mary. Passé son grand porche – seul élément encore debout aujourd’hui – une structure ovale de 28 mètres de long sur 13 de large évoque la forme de l’édifice. Elle accueille des documents visuels et audiovisuels insolites, glanés aux archives municipales et départementales. Ils illustrent la façon dont le sport a façonné la ville et comment la ville s’est faite stade. Cette partie retrace l’évolution du sport à Saint-Nazaire, entre exploits et inclusion sociale.  

« Début XIXe siècle, les plages et les marais ne sont plus seulement des lieux de détente. Ils deviennent des centres d’activité sportive, s’opposant à la pratique élitiste du sport jusqu’alors réservée aux clubs privés », poursuit le chargé de mission patrimoine.  

À l’époque déjà, le sport est un pilier de l’identité et de la cohésion sociale de la ville. L’étape suivante, “monumentale”, évoque l’émergence des infrastructures sportives avec cette grande icône architecturale conçue en 1962 : la Soucoupe. Suivent « les grands moments de la pratique sportive associés à la musique car toutes les manifestations étaient accompagnées de fanfares », précise Emmanuel Mary.  

Cas pratique 

Au fil des décennies, la ville a donc orchestré des fêtes fédérales de gymnastique comme les Jeux pré-olympiques, entièrement dédiés aux personnes en situation de handicap. Une première ! C’était en 1976. 

La 2e partie de l’exposition* met les visiteurs à l’épreuve. Au programme : tests de connaissances, comparaisons de gestes techniques à ceux d’athlètes de haut niveau et performances avec ateliers interactifs. Le sportif patenté ou pas peut mesurer la vitesse de son service, dribbler à l’aide de leds, patiner sur la neige et tirer à la carabine sur le stand biathlon… Ce volet immersif “Corps et sport” explore encore ce qui se passe, dans son corps comme dans sa tête, lors de la pratique sportive. Une approche inédite de l’activité sportive comme phénomène scientifique et une véritable expérience à 360 degrés. Entre les JO et cette expo, cet été, il va y avoir du sport à Saint-Nazaire ! 

*imaginée par la cité des sciences et de l’industrie, labellisée Paris 2024 – Olympiade culturelle 

Sea, books and love… 50 nuances de romances !

Jadis estampillée “à l’eau de rose”, la romance – ou “l’Harlequin version 3.0” pour les Néandertaliens !  –, est devenue un véritable phénomène littéraire. Avant même leur adaptation au cinéma, des best-sellers, comme Cinquante nuances de Grey – précurseur de son état – ou encore After, ont révolutionné le genre. D’un, en dépoussiérant l’image vieillotte et stéréotypée qui lui collait à la peau. Deux, en lui faisant gagner ses lettres de noblesse, « car longtemps cette littérature a été considérée comme un sous-genre », souligne Flore Couronné, 36 ans, et auteure de ces romans de romance qui ont le vent en poupe. Importée du monde anglo-saxon, dopée par les réseaux sociaux avant de prospérer en librairie, la littérature romantique s’arrache, aujourd’hui en France, comme des petits pains : « En 2023, elle a doublé ses ventes, avec six millions de livres écoulés, soit un achat sur neuf, et représente 7 % du marché du livre », sans compter les ventes numériques.  

D’ailleurs, c’est sur Bookstagram que Flore, Ombeline et Julie, le trio instigateur du premier salon de la romance du Grand Ouest, se sont rencontrées. « Elles chroniquaient mes livres, et nous sommes devenues amies », raconte l’ex-fleuriste Flora Péony (pivoine) de son nom de plume. Une plume féconde qui n’est pas sans faire son petit effet sur la toile… 2 100 abonnés sur Insta, et 11 romans à son actif, en 2 ans seulement ! « Plutôt de la rom psy que de la rom’com’ (pour comédie !). C’est plus facile de faire pleurer que de faire rire. » Se rêve-t-elle de devenir la prochaine Morgane Moncomble, la numéro 1 de la romance française ? : « Non, juste pouvoir continuer d’en vivre, ce serait déjà pas mal », et offrir aux lecteurs, et surtout aux lectrices (avouons-le), un nouveau rendez- vous 100 % romance à marquer d’une croix blanche !  

Pour cette 1re édition « d’une longue série », la romancière et ses chroniqueuses ont fait les choses en grand ! Une centaine d’auteur.e.s d’ici et d’ailleurs, cinq maisons d’éditions et la présence de Laurence Chevalier, marraine et tête d’affiche de l’événement qu’on ne présente plus dans le milieu ! Sea, books and love aura lieu les 6 et 7 juillet à Besné, entre Brière et mer « d’où le sea ! Pour celles et celles qui viendront de très loin, la mer leur paraîtra plus proche », sourit Flora qui espère atteindre les 300 visiteurs, malgré les élections ! La clé, les clés de ce succès ? : une écriture accessible à tous, des sujets très actuels (féminisme, harcèlement, violences conjugales, deuil, handicap, racisme…), une variété de formes narratives (dark romance, romantasy, bitlit, dystopie, homoromance, romances historiques, à suspens, contemporaines, etc.), le tout saupoudré d’un zeste d’érotisme, et d’une forte dose de… love story, la base ! 

Ouvrez l’œil en toute rur’art’lité !

Ouvrez l’œil. C’est le conseil que donne le couple Fallot, et le nom de la prochaine exhibition artistique de leur association LFLF 2015, créée la même année. Ces amateurs d’arts plastiques sont clairs sur l’objectif ultime de leur initiative bénévole : « Soutenir le travail des artistes passionnés. » L’événement sera porté par cinq sculpteurs qui verront une dizaine de leurs œuvres exposées, puis dix autres dont les productions appartiennent aux collectionneurs. Ces derniers ont également choisi de faire une entorse à la thématique sculpturale en exposant les toiles du peintre “singulier” Michel Debiève, en hommage à l’ami de longue date.  

« On ne met en avant que celles et ceux dont on apprécie le travail. On se plie à la personnalité de chacun, libre à eux de venir ou non. »  

De l’art p’art’agé  

En plus de l’œil, n’hésitez pas à venir ouvrir la porte du sanctuaire culturel des Fallot où 110 m2 de sculptures et autres œuvres en relief vous attendent, aux abords de la Brière. C’est la promesse faite par le duo qui souhaite rendre accessible la culture, et émerveiller ses visiteurs : « On veut amener l’art à la campagne. Les arts plastiques devraient appartenir à tout le monde ! » LFLF 2015 vit de ses rencontres, et ses fondateurs confient s’être souvent liés d’amitié à des artistes découverts par hasard, qu’ils intègrent maintenant dans leurs expositions. Mais l’association ne se limite pas à tisser des liens avec des artistes : un partenariat avec la classe AMACV* du lycée professionnel de Pontchâteau a permis aux étudiants de réaliser l’affiche de cette ultime exposition.  

La der des d’arts ?  

C’est après 10 ans de bons et loyaux services rendus à la culture que Laurence et Laurent ont annoncé leur dernière édition : « On est très contents de ce qu’on a fait, et contents aussi de s’arrêter ! » C’est donc sans regrets que « l’essoufflement » laisse place au « soulagement ». Ce n’est pas pour autant que l’art disparaîtra de leur vie. Bien au contraire ! Ils ont l’intention de continuer de plus belle, mais à titre privé, et toujours par plaisir. « Notre plus grande réussite, c’est d’avoir initié autant de monde à l’art ! » De leur avoir… ouvert les yeux ! 

*BAC pro artisanat et métiers d’art communication visuelle. 

Des vibrations à l’unisson aux Escales

Cette année, le festival se (re)tourne résolument vers l’international avec Julian Marley, le fils de Bob, venu de Jamaïque ; les États-Unis avec la petite pépite américaine multi-facettes Jalen Ngonda ; la Suède avec le rock de Royal Republic et l’Angleterre avec Jungle. Ce groupe, qui rend hommage à la danse et à la musique funk, débarque en France avec deux dates : une à Paris. L’autre, à… Saint-Nazaire ! Évidemment. 

Côté sons sont annoncés du reggae, du rap, du rock, du groove, de la pop, house ou soul. Imaginé autour de la rencontre, le festival emblématique de la côte Ouest embarquera aussi les festivaliers entre Oran et Istanbul avec le groupe Acid Arab. Pour les chefs de file de la french touch, cap sur l’électro pop de French 79. Quant à Lala &ce, elle incarnera le nouveau visage féminin de la scène rap française. Plus installés, le rappeur Luidji, tête d’affiche incontournable, et PLK, l’ovni de la scène rap, enflammeront assurément cette édition. 

De sacrés invités 

De retrouvailles, il sera question aussi avec un autre rappeur : Féfé. Accueilli il y a 13 ans aux Escales, il revient comme le trompettiste Ibrahim Maalouf, sacré pour la 2e année consécutive aux Grammy Awards 2024. Parmi les invités de marque à se produire : FFF, également à l’affiche en 2017, et un autre retour annoncé : celui du collectif indépendant Chinese man pour ses 20 ans. Et si le meilleur album reggae des Grammy Awards a été remporté cette année par Julian Marley, Pomme a, elle, été élue artiste féminine aux Victoires de la musique 2021. Quant à Yamê, il en est la révélation masculine 2024. Nommé au côté du chanteur de pop Aime Simone, il est aussi programmé cet été. La touche française sera encore représentée par Bertrand Belin. Rayon artistes internationaux, rendez-vous avec la Canadienne Charlotte Cardin. Pour la discothèque de plein air, direction le Club 360 avec sa prog dédiée aux musiques électro. En son cœur : Sunderland, une innovation musicale immersive conçue spécifiquement pour Les Escales pour une promenade onirique. La scène Globe-trotter, qui met en lumière des artistes émergents sélectionnés parmi des festivals du monde entier, posera cette saison « un regard plus élargi sur l’Asie, notamment avec la chanteuse et performeuse indonésienne Tanayu », annoncent les organisateurs. « Ce choix reflète une programmation originale, internationale, dansante, pariant sur l’avenir ». Cet été, ré-unis-sons-nous. Enfin, essayons… 

/// Warm up des Escales 

Mercredi 17 juillet : Sophia Chablau e Uma Enorme Perda de Tempo, 18h30, Churchill café F-Mack, 19h, Chez Nadine (Montoir-de-Bgne) Tanayu, 20h, Sous les palmiers  Hamza Rahimtula et Rajasthan Folkstars, 21h et Silica Gel, 22h, plage verte (Saint-Brévin). 

Jeudi 18 juillet : Cél, 18h, La Base Tanayu, 20h, Le Papillon Nigth tapes, 21h, The black sheep tavern Sophia Chablau e Uma Enorme Perda de Tempo, 21h, La Bara-K  Gretta Ray, 21h, Promenade Padioleau (Saint-Brévin). 

Vendredi 19 juillet : F-Mack, 16h, Le Kiosq. 

Samedi 20 juillet : Hamza Rahimtula et Rajasthan Folkstars, 11h, marché de Saint-Nazaire. 

Dimanche 21 juillet : Sanam, 11h30, Churchill café. 

Artistiquement incorrects, Les Renc’arts ?

Aux Renc’arts, on ne change pas une “formule qui gagne” ! Arts de la rue, les mardis à 21h11 pétantes et concerts, les jeudis à 21h33 ! Avec ces quelques milliers de spectateurs qui chaque année viennent battre le pavé pornichétin pour étancher leur soif de découvertes artistiques, voilà un festival qui n’a plus à faire ses preuves, mais qui reste sur ses gardes, toujours à l’affût, pour créer l’étonnement ! Car Les Renc’arts, c’est aussi ça : innover, tester, expérimenter, envisager l’inenvisageable avec Spoum et son fest-noz revisité aux sonorités jazz, funk et rock (8 août). Et oser l’artistiquement incorrect avec l’incorrigible Didier Super (30 juillet) pour « une trashédie comédie à ne pas mettre entre toutes les oreilles. On assume ! », sourit Simon Baranger, un directeur artistique bien dans ses baskets qui a concocté une programmation aux petits oignons ! Au total, 10 soirées du 15 juillet au 13 août, 25 compagnies, 25 représentations, 2 spectacles en langue des signes, 5 propositions musicales, et des artistes qui viendront des quatre coins du monde : « Japon, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse, Caraïbes, Finlande, Belgique, Danemark, Argentine, Espagne ! » Le tout, emporté par un maelström de formes artistiques aussi déjantées qu’expérimentales, entre conte absurde, théâtre d’objets, fable aérienne, cirque minimaliste, théâtre acrobatique, show extravagant et musique improbable, avec entre autres l’étonnant afro-funk japonais d’Ajate qui donnera le La à cette 29e édition.  

Place aux P’tits loups  

Autre rendez-vous, devenu également incontournable : Les Renc’arts des P’tits loups qui signent là sa 23e édition, et qui attirent toujours autant avec « près de 10 000 spectateurs l’an dernier ! » Du 12 juillet au 23 août, 13 spectacles auront pignon sur rue au Bois Joli, les mercredis à 11h, pour les 3 ans et plus, et les vendredis à 17h30 dès 5 ans. Avec cette année, une exception qui confirme la règle : « On va tester une forme de 30 minutes adaptée aux tout-petits (0/3 ans) », le 17 juillet à
l’occasion d’une fable poético-humoristique durant laquelle les bébés-spectateurs pourront « apprendre à vivre en harmonie avec la nature ».
 

Les Estivales, sous le soleil culturellement !

Il a le look, coco ! Avec ses tongs aux pieds, ses petites lunettes rondes de soleil bleutées, et le bec garni de gourmandises artistiques, M. Pélican s’y voit déjà ! D’ailleurs, il y est…, bien placé en haut de l’affiche des Estivales, festival estival protéiforme ! Au total, 17 rendez-vous gratuits pour « rendre accessible la culture à tous », la pierre angulaire d’une programmation  « joyeusement populaire » qui a trouvé son public, « toujours plus nombreux chaque année », précise Walter Kernéis, chargé de la diffusion culturelle à Montoir-de-Bretagne. Il y en aura pour tous les goûts, tous les âges, assurément. Arts de la rue, concerts, spectacles jeune public, conférences au naturel,
balades en chaland, lectures, théâtre japonais ambulant…
 

Des Escales aux JO ! 

Dix-sept propositions qui seront à consommer sans modération ici et là, aux quatre coins de la commune. L’occasion de (re)découvrir ses espaces boisés, avec le parc Laënnec, sa diversité patrimoniale, avec le jardin médiéval des Caves et le domaine seigneurial de L’Ormois, datant du XVe siècle, ou encore sa richesse maraîchère avec le potager collectif, situé au Bas-Trégonneau. Là-même où se produira la Breizh balkanik fanfare, vendredi 30 août, pour clore aux sons des cornemuses, bombardes, cuivres et percussions ce festival aux multiples partenariats… Médiathèque, Office socio-culturel, Maison des jeunes, CCAS, sans oublier le Vip dans le cadre du Grand 8 (dimanche 7 juillet, avec Nef pour une balade rock, intime, subtile et contrastée), Les Escales et son Warm up (17 juillet, avec F-Mack entre funk, soul, jazz et blues), la Philharmonie des 2 mondes, version orchestre de poche (vendredi 12 juillet, pour un Voyage en Italie)… Et la petite nouvelle 2024, Musique et danse en Loire-Atlantique (jeudi 11 juillet, autour d’un projet générationnel entre l’Ehpad et le relais Petite Enfance). 2024, voilà un chiffre qui résonne à l’oreille des Estivales, qui n’ont pas hésité à se mettre au diapason des JO ! Une journée (mercredi 10 juillet) hautement sportive, émaillée de défis sportifs (dès 17h30), d’un pique-nique géant (dès 19h), et d’un spectacle (20h30) qui vous plongera direct dans l’ambiance des Jeux olympiques ! Sous le soleil, exactement… 

Sans un bruit : jour 1

Découvrez comment notre monde est devenu silencieux. 

 

La famille Hennedricks

Quand son fils Henri menace de partir vivre chez son père, Justine l’embarque de force dans un road trip sur la côte Atlantique avec son nouveau compagnon Ludo et son beau-fils Joseph. Au programme des vacances : unir sa famille recomposée coûte que coûte ! Mais très vite l’aventure déraille et Justine déchante. Pourtant, de ce chaos naît progressivement un groupe de musique, « Les Hennedricks », dans lequel chacun libère sa folie. Cette nouvelle complicité permettra-t-elle à la famille atypique de trouver enfin son harmonie ? 

 

Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

Roger Rabbit est au trente-sixième dessous. Autrefois sacré star du cinéma d’animation, le lapin blanc est fortement préoccupé pendant les tournages depuis qu’il soupçonne sa femme, la sublime Jessica Rabbit, de le tromper. Le studio qui emploie Roger décide d’engager un privé, Eddie Valliant, pour découvrir ce qui se cache derrière cette histoire bien plus complexe qu’il n’y parait ! 

 

L’affaire Vinca Curie

Octobre 1958, en pleine guerre froide, des scientifiques yougoslaves sont gravement irradiés dans le cadre d’une mission tenue secrète. Ils sont soupçonnés de travailler à la fabrication d’une bombe nucléaire. Rapatriés en France, ils sont pris en charge par le professeur Mathé à l’Institut Curie. Une course contre la montre s’engage alors pour les sauver… 

 

Juliette au printemps

Juliette, jeune illustratrice de livres pour enfants, quitte la ville pour retrouver sa famille quelques jours : son père si pudique qu’il ne peut s’exprimer qu’en blagues, sa mère artiste peintre qui croque la vie à pleines dents, sa grand-mère chérie qui perd pied, et sa sœur, mère de famille débordée par un quotidien qui la dévore. Elle croise aussi le chemin de Pollux, jeune homme poétique et attachant. Dans ce joyeux bazar, des souvenirs et des secrets vont remonter à la surface. 

 

Le comte de Monte-Cristo

Victime d’un complot, le jeune Edmond Dantès est arrêté le jour de son mariage pour un crime qu’il n’a pas commis. Après quatorze ans de détention au château d’If, il parvient à s’évader. Devenu immensément riche, il revient sous l’identité du comte de Monte-Cristo pour se venger des trois hommes qui l’ont trahi. 

 

  

Pourquoi tu souris

Wisi est en galère. Il débarque à Bordeaux dans l’espoir de trouver un boulot et croise la route de Marina, une humanitaire au grand cœur. Pour se faire héberger chez elle, il prétend être un sans-papier. Un soir, il rencontre Jérôme, lui-même à la rue après le décès de sa mère. Malgré ses propos racistes et son étrange phobie de l’effort, Wisi accepte de le cacher pour une nuit chez Marina. Mais flairant le bon plan, Jérôme est bien décidé à s’incruster. Surtout depuis qu’il a découvert la combine de Wisi pour amadouer Marina… 

 

Rapture

Dans un village du Meghalaya, au nord-est de l’Inde, plusieurs jeunes hommes disparaissent mystérieusement durant la nuit. Alors que les anciens accusent de kidnapping les étrangers de passage, le prédicateur y voit les prémices d’une apocalypse de 40 jours et 40 nuits qui plongera les habitants du village dans l’obscurité. Vu à travers les yeux de Kasan, un garçon de dix ans souffrant de cécité nocturne, les forêts alentour n’ont jamais paru aussi terrifiantes. 

 

Hors du temps

Paul, réalisateur, et son frère Etienne, journaliste musical, sont confinés à la campagne dans la maison où ils ont grandi. Avec eux, Morgane et Carole, leurs nouvelles compagnes. Chaque pièce, chaque objet, les arbres du jardin, les sentiers parcourant les sous-bois leur rappellent les souvenirs de leur enfance, et leurs fantômes. 

 

In water

Sur l’île rocheuse de Jeju, un jeune acteur réalise un film. Alors que l’inspiration lui manque, il aperçoit une silhouette au pied d’une falaise. Grâce à cette rencontre et à une chanson d’amour écrite des années plus tôt, il a enfin une histoire à raconter. 

 

Le moine et le fusil

2006. Le Bhoutan s’ouvre à la modernisation et découvre Internet, la télévision… et la démocratie. Pour apprendre à son peuple à voter, le gouvernement organise des « élections blanches ». Mais dans le pays du Bonheur National Brut, où la religion et le Roi importent plus que la politique, les habitants semblent peu motivés. Cependant, dans une province montagneuse reculée, un moine décide d’organiser une mystérieuse cérémonie le jour du vote et charge l’un de ses disciples de trouver un fusil… 

 

Survivre

Une catastrophe bouleverse la planète : les pôles magnétiques de la Terre se sont inversés. Les océans ont anéanti les continents, laissant derrière eux un vaste désert. Dans ce monde ravagé, une famille doit lutter pour sa survie. Quand les pôles s’inverseront à nouveau, il sera trop tard. 

 

Elle & lui & le reste du monde

Marco, la vingtaine, un peu paumé, dépanne un ami en le remplaçant à son lieu de travail: une centrale d’urgence pour ascenseurs.Vers 3h du matin, une jeune femme l’appelle : coincée dans une cabine en panne, elle est en pleine crise d’angoisse. Marco tente de la rassurer au téléphone mais ne trouvant aucun technicien disponible pour intervenir, il décide d’aller lui-même la secourir ! Une fois sur place hélas, la jeune femme s’est envolée. Ainsi débute sa quête rocambolesque à la poursuite de cette énigmatique inconnue, dans Paris, la nuit de la Saint-Valentin. 

 

Fairy Tail 100 Years Quest : En route pour la quête de 100 ans

Fairy Tail est de retour ! Avec FAIRY TAIL 100 YEARS QUEST : En route pour la quête de 100 ans, revivez les meilleurs moments de Fairy Tail et découvrez en avant-première les 3 premiers épisodes de FAIRY TAIL 100 YEARS QUEST. En dépit de leur éclatante victoire sur Acnologia et Zeleph, l’heure n’est pas au repos pour le quintet le plus survolté de Fairy Tail. Natsu, Lucy, Grey, Erza et Wendy s’engagent dans une mission d’une extrême dangerosité : achever la légendaire Quête de 100 ans et terrasser les cinq Dragons Divins, un exploit que nul mage n’est parvenu à concrétiser. Mais pourront-ils en surmonter les périls sans le moindre sacrifice ? 

 

Détective Conan : l’étoile à 1 million de dollars

Hakodate, région d’Hokkaido. Une carte de Kaito Kid est retrouvée dans les entrepôts du groupe Onoe. En même temps, un cadavre tailladé d’une croix à la poitrine est découvert dans le quartier des entrepôts de Hakodate. La piste mène l’enquête au « vendeur de mort », un Américain d’origine japonaise opérant comme marchand d’armes dans le bassin asiatique. Place à une chasse au trésor épique ! 

 

Paradis Paris

Ex-star de l’opéra, Giovanna fulmine : alors qu’elle a été déclarée morte par erreur, les hommages de la presse tardent à venir. Mike, cascadeur anglais, peut-il décemment trembler devant la mort alors qu’il la défie tous les jours ? Fumer tue, mais Dolorès s’en fout : le jour des 15 ans de sa petite-fille, elle passe unilatéralement un pacte avec Dieu. Alors qu’elle essaie de se suicider, Marie-Cerise, ado harcelée, humiliée et déprimée, est kidnappée et va tout naturellement faire de son ravisseur son psy. Edouard, bien qu’il présente depuis des années une célèbre émission criminelle à la télé, accuse le coup quand sa mortalité se rappelle à lui. Dans les rues vivantes et cosmopolites de Paris, ces destins s’entremêlent et se répondent, connectés les uns aux autres par des figures universelles du quotidien : une femme de ménage, un flic, un cafetier. Et si, face à la mort, le mieux était encore de vivre ? 

 

Six pieds sur terre

Sofiane, fils d’un ex-diplomate algérien, a beaucoup voyagé. Installé à Lyon pour ses études, il est victime d’une décision administrative et vit sous la menace d’une expulsion. Dans l’espoir de régulariser sa situation, il accepte de travailler pour des pompes funèbres musulmanes. Entre les fêtes, les rencontres et son emploi, Sofiane va se découvrir dans un parcours initiatique qui le conduira à construire sa propre identité et passer peu à peu vers l’âge adulte. 

 

Là ou dieu n’est pas

Taghi, Homa et Mazyar ont été arrêtés et interrogés par le régime iranien. Tous les trois témoignent avec leurs corps, avec leurs gestes et racontent ce que signifie résister, ce que signifie craquer. Y a-t-il un espoir que le tortionnaire renoue un jour avec sa conscience ? 

 

Knit’s Island, l’île sans fin

Quelque part sur internet existe un espace de 250 km² dans lequel des individus se regroupent en communauté pour simuler une fiction survivaliste. Sous les traits d’avatars, une équipe de tournage pénètre ce lieu et entre en contact avec des joueurs. Qui sont ces habitants ? Sont-ils réellement en train de jouer ? 

 

Excursion

À Sarajevo, Iman, une adolescente en quête de reconnaissance, affirme lors d’un “action ou vérité” entre collégiens avoir fait l’amour pour la première fois. Prisonnière de son propre mensonge, elle invente une grossesse et devient le centre d’une controverse qui échappe à tout contrôle. 

 

Maria

Maria n’est plus une enfant et pas encore une adulte lorsqu’elle enflamme la pellicule d’un film sulfureux devenu culte : Le Dernier tango à Paris. Elle accède rapidement à la célébrité et devient une actrice iconique sans être préparée ni à la gloire ni au scandale… 

 

The Bikeriders

Dans un bar de la ville, Kathy, jeune femme au tempérament bien trempé, croise Benny, qui vient d’intégrer la bande de motards des Vandals, et tombe aussitôt sous son charme. À l’image du pays tout entier, le gang, dirigé par l’énigmatique Johnny, évolue peu à peu… Alors que les motards accueillaient tous ceux qui avaient du mal à trouver leur place dans la société, les Vandals deviennent une bande de voyous sans vergogne. Benny devra alors choisir entre Kathy et sa loyauté envers le gang. 

 

Sea, fun and glisse !

Des va’as sur les côtes pornichétines, avec au loin la vague de Teahupo’o… En mettant à l’honneur la Polynésie, pays d’outre-mer organisateur de l’épreuve de surf aux JO 2024, l’association Paddle club de France fait, à un mois des Jeux et à quelques jours de la 7e édition du Pornichet Glisse Trophy, d’une pierre deux coups ! Du 21 au 23 juin, près de 500 compétiteurs, débutants ou pros, collégiens et entrepreneurs et quelque 3 500 visiteurs sont attendus pour cet événement dédié à la glisse ! Au programme : du wing foil, du paddle, du longe côte et de la pirogue. Parmi ces épreuves, deux d’entre elles permettront à ces rois de la glisse de se qualifier pour le championnat de France de Sup Race. Le tout, dans une ambiance « fun », comme le précise Philippe Leduault, président du club pornichétin. « Fun et hautement sportive » car on pourra compter sur la présence de l’équipe de France, avec entre autres Yonna Rivet, Anaïs Guyomarch et le vainqueur 2023, Ethan Bry. Ainsi que des champions d’envergure internationale. Les compétitions pros débuteront samedi 22, avec le Technical race paddle. À la tombée de la nuit, place à un happening de la Fête de la musique, dans un restaurant de la côte. Dimanche 23, place à la Longue distance paddle, 1h30 de course attend les plus courageux. Pour les novices, des parcours loisirs seront proposés en plus des deux Open de France. Et si l’équilibre n’est pas votre fort, retrouvez le longe côte adapté à différents niveaux.  

Ambiance d’outre-mer  

Un village de 2 000 m2 aux couleurs de la Polynésie sera installé sur la plage pour « faire découvrir les sports de glisse à tous », explique le président, lui-même fan de paddle et de wing foil. Fabricants et grandes marques de stand up paddle conseilleront débutants et experts pour suivre le courant. L’association nazairienne Rima Here organisera des ateliers autour de la culture polynésienne (vanneries, danses et pirogues, tatouage et sculpture de tiki*). Des leçons pour approfondir les bases seront aussi disponibles avec « des tarifs raisonnables pour faciliter l’accès à cette pratique », lance le président. Une volonté qui se retrouve dans son partenariat avec l’association Paddle contre Parkinson, permettant aux personnes touchées par la maladie de pratiquer une activité physique. Pornichet Glisse Trophy, plus qu’un enjeu sportif, un esprit ouvert…  

* statuette traditionnelle polynésienne 

 

[zoom] La planète des singes : Le nouveau royaume

Dans la famille blockbuster… Furiosa : la saga Mad Max, déjà vu, pioche ! La planète des singes, 4e génération ? Passe ! Ou pas, tout dépend de l’appétence de chacun pour les films de science-fiction dystopiques. Après la publication en 1963 du roman éponyme de Pierre Boule, après le film culte réalisé en 1968 par Franklin Schaffner où l’Apollon Charlton Heston incarne l’inoubliable Capitaine George Taylor, après le remake de Tim Burton en 2001, après la trilogie plébiscitée par des milliers d’inconditionnels du genre (Les Origines, L’Affrontement, Suprématie)… Après, après, après… Wes Ball signe, 13 ans avant le premier opus de cette saga high-tech et 7 ans après le dernier, une nouvelle relecture de ce chef-d’œuvre d’anticipation, à l’origine, ne l’oublions pas, made in France. Cocorico ! Avec Le nouveau royaume, le réalisateur américain nous projette 300 ans plus loin…  

César est mort, Proximus, primate à la souveraine musculature, a pris le pouvoir, et en abuse avec sang-froid et sans pitié, comme tout cruel tyran qui se respecte. La Terre est dominée par les singes, les hommes alors réduits à l’état sauvage – comme au temps des chasseurs-cueilleurs ; espèce inférieure et sans langage vivant dans l’angoisse perpétuelle d’une prochaine attaque de ces hominidés sanguinaires. Lesquels s’en prennent également à leurs semblables, hégémonie oblige ! Le clan du jeune Noa, celui des dresseurs d’aigles, en paiera lourdement les frais ! Nombreux périront, et d’aucuns seront faits prisonniers. Pour délivrer son peuple, le téméraire chimpanzé entamera un long et périlleux périple dans ces plaines, jadis “civilisées”, où la nature a repris ses droits.  

En chemin, il croisera Raka le sage, un vieil orang-outang qui préserve la mémoire de César et la philosophie qui en découle, et une jeune humaine, Mae, aux intentions ambivalentes, elle qui, au fond, secrètement, espère revenir au temps où les humains régnaient sans partage. Tour à tour récit initiatique, film d’aventure, réflexion métaphorique et politique, la théorie de l’évolution au centre de cette confusion des genres, La planète des singes : Le nouveau royaume, est à couper le souffle sur le plan des effets spéciaux, les protagonistes numérisés sont juste saisissants de réalisme ; les paysages remarquablement boisés (!), les situations émouvantes, la tension prégnante. Wes Ball fait le job en son royaume.  

 

Pop anglaise version Fyrs

« Expérimentation, curiosité et… voyage. » Voilà comment le musicien/chanteur Tristan Gouret, alias Fyrs, décrit son art. « J’ai besoin de me perdre dans ce que je ne connais pas. » Mais la musique, il la connaît bien, et depuis longtemps ! « Avant que ma mère ne m’achète ma guitare à 10 ans, j’utilisais la pompe à vélo comme micro et une raquette de tennis en guise de guitare », sourit l’ex-Irréductible de la promo 2013/2015.  

Influence anglo-saxonne  

C’est justement au lycée d’Aristide-Briand qu’il rencontre Zao de Sagazan, avant son ascension fulgurante sur la scène musicale française. Il se concentre ensuite sur sa carrière solo, qui débute en 2019, pour peaufiner son style pop-folk aux accents rock, dans le droit-fil de la pop anglaise. Direction l’Angleterre – une évidence donc – où il se rend régulièrement pour trouver son inspiration, sa voix et un style à part, qui le démarque. Il porte alors son choix sur la ville aux mille cultures, celle qui lui convient : Bristol. « C’est la ville qui m’attire le plus, pour son aspect de communauté et de liberté. » Pour commencer sa carrière solo, Tristan s’imprègne de la culture anglo-saxonne, jusqu’à écouter en boucle des groupes et artistes indépendants des années 2000, comme alt-J, This Is the Kit, ou encore Rozi Plain.  

Pop introspective  

Son inspiration, Tristan ne l’use pas, il la canalise dans une introspection intense. L’auteur et compositeur de talent chante en anglais des sujets qui résonnent en lui. « Ma musique a un aspect thérapeutique pour moi-même », confie-t-il avec une troublante sensibilité. L’amour, la mort, « les éléments du quotidien qui [lui] traversent l’esprit » donnent naissance à son premier album, A Big Dream, sorti en 2023. Deux enceintes posées en équilibre sur des tréteaux, sa voix, son micro, et un synthé : tout ce qu’il produit est “home made” dans le but de garder ce côté introspectif. « Je travaille dans mon salon, précise Tristan, c’est un moyen de rester focus sur mes réflexions. »
Le jeune homme explique être «
concentré à 200 % » dans la production de son 2e album, dont plus de deux tiers des chansons sont déjà réalisées. Le thème ? : « Le temps qui passe, cette course contre la montre qu’on vit tous. » À 200 à l’heure, à l’image de Fyrs, prêt à transpercer le mur du son.  

 

Heureux qui comme Pierre a fait un beau jardin…

À défaut de peupler les imaginaires du 7e art et autres fables mythologiques, les dragons de Pierre Guéno cultivent, dans ce jardin extraordinaire de 4 000 m2, le récit d’une utopie réaliste de l’avenir. « Le futur, c’est ce qu’on veut en faire, pas ce qu’on nous annonce. Des chemins, qui vont dans le sens de la transition écologique et qui ne sont pas à inventer, il en existe, et plein. Il suffit de les prendre. » Et le trentenaire, ex-chargé d’affaires en électricité reconverti en écocitoyen/jardinier engagé et inspiré, de lever le “coing” au ciel, plus que convaincu de son mantra : « C’est nécessaire, possible, surtout souhaitable. Et tout le monde peut le faire ». D’ailleurs, Pierre Guéno en est la preuve vivante, son Jardin aux dragons « un exemple de transition sans être exemplaire ». Une voie qui, jusqu’ici, lui était encore inconnue : « J’avoue, j’assume. Mais il n’est jamais trop tard pour prendre conscience, pour faire, pour agir et aller explorer d’autres voies que celles toutes tracées. »  

Partager son expérience 

L’électrochoc ? En 2020. Une formation pour les futurs élus au développement durable (il le sera trois ans, pour la commune de Saint-André-des-Eaux), et la révélation. Changement de cap en douceur, et en 2022, la création de son Eden, attenant à sa maison, autrefois surnommée par les villageois la Maison des dragons ! « Car deux de mes ancêtres, qui y ont vécu, ont fait partie, pendant la Première Guerre mondiale, du régiment des Dragons », raconte l’Andréanais, 35 ans et l’envie chevillée au corps « de transmettre, de partager, de faire vivre aux autres ce qu’[il] a vécu, ce qu’[il] vit chaque jour ». Un homme assurément « heureux », parmi ses tomates, courges, aubergines, bananes, goyaves, fruits de la passion et autres agrumes et plantes carnivores qui poussent toute l’année ! Une culture sur quatre saisons qui ne pourrait être sans l’installation de cette serre semi-enterrée et bioclimatique à laquelle Pierre Guéno tient comme à la prunelle de ses yeux. Un concept issu du modèle bolivien Walipini qui fonctionne sans système de chauffage, juste avec l’inertie thermique du sol.  

Ateliers et fresqu’apéros ! 

Mais plus qu’un lieu de production maraîchère, le Jardin aux dragons – avec sa serre atypique et son imminent label Parc de Brière –, se veut une « bulle » ouverte au public. « Tout public confondu, en situation de handicap ou non », précise Pierre Guéno qui propose et anime des ateliers pédagogiques, comme l’atelier 2 tonnes, la fresque du climat ou celle des nouveaux récits ; également proposés aux entreprises et élus des différentes collectivités. Et comme l’utopiste réaliste a l’esprit vif et créatif, cette année, petite nouveauté avec les fresqu’apéros (voir encadré)… Pour qu’enfin « chacun, ensemble, on se reconnecte au monde du vivant, pour le protéger, et cesser de le détruire. Pour que chacun, ensemble, on devienne acteur du changement. Pour que chacun, ensemble, on construise un récit pour un futur désirable et compatible avec les limites planétaires ».  

// Les prochains RDV  

Fresque de la biodiversité, vendredi 28 juin, mardi 23 juillet de 9h30 à 12h30.
Dès 16 ans, participation libre, clemenceb.transition.cooperation@gmail.com
Visite du jardin, tous les lundis de 10h à 12h, jusqu’à fin septembre, tarif : 5 €.
Fresqu’apéro, de mi-juin à fin septembre, tous les mardis de 18h30 à 22h, tarif : 20 €.  

Cargo, un festival photo-sensible

Cargo de nuit. On connaît la chanson. Celle de Bauer. On connaît moins celle de Gainsbourg* qui évoque le culte du cargo pratiqué à la fin du XIXe siècle par les peuples d’Océanie parce qu’ils pensaient que les biens de consommation de la société occidentale, arrivés par les mers ou les airs, étaient envoyés par des dieux. C’est à ces chimères que renvoie le festival Cargo mais aussi à celles des migrants en quête légitime d’un ailleurs meilleur. « Les migrations existent de tout temps, y compris dans le règne animal », note Dominique Gellé, président de L’Art à l’Ouest. Rien de plus naturel donc en somme. Comme le démontre au fort de Villès-Martin l’espagnol Xavi Bou avec ses Ornithographies qui imaginent les traces que laisserait le vol des oiseaux migrateurs dans le ciel. Plus loin, sur le chemin côtier vont s’aligner 15 Vraies fausses planches ornithographiques d’Agnès Robin. Puis, à la pointe de Villès-Martin, place à l’humain. Le Coréen Daesung Lee veut rendre visible l’impact du changement climatique dans le delta du Bengale que ses habitants doivent abandonner pour cause de submersion imminente. 

« Ne m’oublie pas » 

Le festival, engagé, veille également « à une juste rémunération des auteurs », reprend le président. Ils sont 11 artistes, cette année, sur lesquels les yeux experts de Dominique Gellé et de Patricia Morvan de l’agence VU ont flashé. Parmi eux, Nobukho Nqaba dont une œuvre sera installée au jardin de Sautron : un petit container entièrement retapissé de China bags. Ces Unomgcana (sac plastique en langue bantoue) renvoient à l’Afrique du sud, pays de la photographe et plasticienne. Ils expriment la précarité, le déracinement et l’impermanence de la maison. 

Le reste du parcours mènera au parvis de la gare ou dans une dizaine d’abris bus de la ligne Hélyce ainsi qu’à la médiathèque Étienne-Caux. Quant à l’exposition majeure, en partenariat avec le musée national de l’histoire de l’Immigration, elle se tiendra à la galerie des Franciscains avec cet objectif : redonner vie à des visages souvent sans nom. Qu’ils soient rassemblés par le collectionneur Jean-Marie Donat ou captés par Bruno Boudjelal, ces portraits semblent tous murmurer : « Ne m’oublie pas ». L’ensemble veut constituer « un faisceau d’approches historiques, documentaires et artistiques issues de la création contemporaine photographique et audiovisuelle », indique le collectif. 

Focus 

Ce collectif, fou de photos, a aussi mené de front la résidence d’Antoine d’Agata de l’agence Magnum au Cada** de Saint-Brévin et réalisé un ouvrage intégrant ce récit à son corpus sur les migrants. L’autre focus porte sur le travail de la Nantaise Lucie Jean, elle aussi en résidence de création. Elle invitera à une Dérive dans les méandres du fleuve Loire.  

Gratuit, ce tout jeune festival, « qui compte pourtant déjà parmi les grands », n’oublie pas pour autant les petits. « À chaque édition, nous présentons le résultat de projets d’éducation artistique. Une complicité avec la Ville d’autant plus appréciée qu’il est rare d’inclure des enfants dans une programmation. Leurs œuvres seront exposées à la médiathèque. Comme les grands ! » Et rendront assurément un hommage juste et vibrant aux migrants, au monde du vivant. Un devoir bienvenu en ces funestes temps. 

* Cargo culte, album Histoire de Melody Nelson
** Centre d’accueil des demandeurs d’asile
 

Le sale discours : sauve qui pue !

Tout commence par une histoire de cochon, racontée par un acteur affublé d’un groin rose. L’histoire du cochon noir qui, en 1131, avait effrayé le cheval du fils du roi Louis le Gros, provoquant la chute fatale du jeune homme. Le souverain interdit immédiatement tout errement de ces coupables animaux dans les rues de Paris… Dès lors, sans ce dévoreur d’ordures frappé de disgrâce et relégué au plus haut de l’échelle du dégoût, la ville se mit à déborder d’immondices et à exhaler des odeurs des plus nauséabondes. Paradoxe ? Ce qui est considéré comme sale un jour peut-il s’avérer propre un autre ? Et inversement ?  

Nourries de multiples recherches historiques, cette causerie théâtrale écrite et interprétée par le comédien David Wahl retrace avec humour, parfois poésie, l’histoire du rapport de l’être humain à son environnement à travers les déchets qu’il produit : ordures, excréments, pollution industrielle. Le voilà qu’il revêt une combinaison pour déverser sur la scène une pâte visqueuse et brune, seau après seau, siècle après siècle, de la pire fange à l’hygiénisme le plus incongru.  

De l’eau à éviter sur la peau car soupçonnée porteuse de toutes les maladies, de l’urine saine pour l’hygiène buccale, du cercueil de plomb de Marie Curie au Panthéon, on passe à la propreté empoisonnée des déchets nucléaires radioactifs pour des centaines de milliers d’années. Pourquoi prendre une telle responsabilité ? C’est à cette réflexion que nous invite ce Sale discours, comme à une balade parmi les déjections fabriquées par nos propres corps, nos propres mains, nos propres croyances. 

Un spectacle quasi épique, comme un jeu de piste plein de brio qui bouscule les évidences.  

Pleins Feux (de joie) sur Trignac

Du feu, de la ferraille, de la bidouille mécanique…, la matière première de Pleins Feux. Une première édition, à mi-chemin entre festival et fête de quartier, qui a pour fil rouge les forges de Trignac, symbole historique de la commune. Juste pour fil rouge, car l’ancien site industriel aujourd’hui en friche est « dans l’incapacité d’héberger les spectacles, par souci de sécurité », explique Chloé Évain, responsable du service culture et patrimoine du centre socio-culturel trignacais. C’est au son du tintement du métal qui s’entrechoque et à la chaleur des flammes que surgiront les 21 spectacles et concerts, découpés en trois temps (Fusion, Passion, Combustion) et sur six lieux (salle des Fêtes, Certé, parc Océane, quartiers Bert et Bel Air, et place du Marché).  

Fusionner l’art et l’industrie 

Pour Chloé Évain, rien de mieux que les arts de la rue pour installer une ambiance style forges du Mordor, dans l’esprit Seigneur des Anneaux ! Une ambiance « qui envoie du bois ! », puissamment galvanisée par le bruit des instruments de musique et des machines.  

Objectif affiché atteint pour l’événement : « Fusionner l’artisanat et l’artistique avec les métiers de l’industrie. » 

Partant d’un spectacle d’équilibre sur rails, jusqu’à un concert de percussions participatif, en passant par une fête foraine mécanique et une création immersive Rouge d’émotions, voilà un festival qui risque de faire des étincelles ! Chloé Évain assure que « personne ne sera déçu ».  

C’est en tous cas ce qu’elle espère : « La culture fait parfois un peu peur quand on n’a pas l’habitude. » 

Un festival qui fédère 

Feu de joie, feu de camp… Depuis toujours, le feu est un élément fédérateur. Et le festival trignacais ne fait pas exception à la règle ! En témoigne le principal combustible de la fête : des grillades, que chacun ramènera pour ponctuer les discussions autour de cet “open barbecue”. « Ça manque, ces moments où les gens se rassemblent », confie la responsable culture, enthousiaste à l’idée que le festival puisse y remédier.  

Plusieurs activités sont d’ailleurs prévues à cet effet. Une fresque participative sera réalisée par tous les volontaires, avec l’aide du collectif Street Art Sans Frontières, toujours dans le thème du feu, samedi de 11h à 18h. Une initiation et un concert commun de steel drums, avec la collaboration du public, prendront également place dimanche dès 15h, avec le groupe Steel Band. « Partager des choses ensemble, c’est juste exaltant », s’enflamme  Chloé Évain. Quant à la seconde version de Pleins Feux, « l’envie est là ». Et qui sait ? Peut-être cette fois au cœur des forges… 

Lancastria

Le 17 juin 1940 au large de Saint-Nazaire se déroula l’une des plus grandes catastrophes maritimes de l’histoire et la pire de l’histoire britannique. Ce jour-là, un bombardier allemand junker coule le paquebot transatlantique britannique RMS Lancastria alors qu’il évacue une partie du corps expéditionnaire britannique et autres réfugiés fuyant l’avancée allemande. Cette catastrophe qui aurait fait environ 4500 victimes est aussi la plus méconnue, car placée sous le coup du secret défense par Winston Churchill. Mais pourquoi avoir voulu oublier pareille tragédie ? 

Tehachapi

Les Etats-Unis représentent 4,2% de la population mondiale et 20% des détenus dans le monde. En octobre 2019, l’artiste JR obtient l’autorisation sans précédent d’intervenir dans l’une des prisons de haute sécurité les plus violentes de Californie : Tehachapi. Certains détenus y purgent des peines à perpétuité pour des crimes commis alors qu’ils n’étaient que mineurs. À travers son projet de fresque, JR rassemble les portraits et les histoires de ces hommes, offrant un regard différent sur le milieu carcéral et apportant un message d’espoir et de rédemption possible. 

 

Love lies bleeding

Lou, gérante solitaire d’une salle de sport, tombe éperdument amoureuse de Jackie, une culturiste ambitieuse. Leur relation passionnée et explosive va les entraîner malgré elles dans une spirale de violence. 

 

Haikyu !! La guerre des poubelles

Shôyô Hinata entre au club de volley-ball du lycée Karasuno pour devenir comme son idole, un ancien joueur de Karasuno connu sous le nom de « petit géant ». Hinata découvre rapidement qu’il doit faire équipe avec son rival, Tobio Kageyama. Leurs styles que tout oppose se transforment en une arme surprenante, mais parviendront-ils à battre l’équipe rivale de Nekoma dans cette ultime confrontation ? 

 

Gloria !

Venise, au 18ème siècle. A l’Institut Sant’Ignazio, orphelinat et conservatoire pour jeunes filles, tout le monde s’agite en vue de la visite imminente du nouveau Pape et du grand concert qui sera donné en son honneur. Teresa, jeune domestique silencieuse et solitaire, fait alors une découverte exceptionnelle qui va révolutionner la vie du conservatoire : un piano-forte. 

 

Vice-Versa 2

Fraichement diplômée, Riley est désormais une adolescente, ce qui n’est pas sans déclencher un chamboulement majeur au sein du quartier général qui doit faire face à quelque chose d’inattendu : l’arrivée de nouvelles émotions ! Joie, Tristesse, Colère, Peur et Dégoût – qui ont longtemps fonctionné avec succès – ne savent pas trop comment réagir lorsqu’Anxiété débarque. Et il semble qu’elle ne soit pas la seule… 

 

Les survivantes

De la pédophilie aux réseaux pédocriminels, 8 survivantes témoignent de leur incroyable parcours au cœur d’un système innommable qui touche tous les milieux.A travers ces témoignages d’une authenticité rare, on découvre les rouages qui ont permis à ce système de perdurer sans jamais être inquiété. Pendant encore combien de temps ? 

 

Amorosa

Alors que le carnaval de Venise bat son plein, un couple de Suédois se rend à l’hôpital psychiatrique. La femme est sujette à de violentes crises et réclame son « enfant », un manuscrit que son mari garde précieusement. Il s’agit de l’écrivaine Agnes von Krusenstjerna et de son époux David Spengel, avec lequel elle entretient depuis des années une relation tumultueuse. Dans son dernier livre, la jeune femme a voulu régler ses comptes avec sa famille et le milieu aristocratique dont elle est issue… 

 

Blow Up

Dans un parc de Londres, un jeune photographe surprend ce qu’il croit être un couple d’amoureux. Il découvre sur la pellicule une main tenant un revolver et un corps allongé dans les buisssons… 

 

Z

Un député progressiste est assassiné dans un pays méditerranéen. Le juge d’instruction s’occupant de l’enquête met en évidence, dans ce crime, la participation de l’armée et de la police. 

 

L’homme au 1000 visages

Il s’appelle Alexandre, Ricardo ou Daniel. Il se dit chirurgien ou ingénieur, argentin ou brésilien. Il vit avec quatre femmes en même temps, adaptant à chacune son récit et même ses traits de caractère. Enquête à la première personne, avec l’aide d’un détective privé, sur un imposteur aux mille vies imaginaires. 

 

Rendez-vous avec Pol Pot

1978. Depuis trois ans, le Cambodge, devenu Kampuchéa démocratique, est sous le joug de Pol Pot et ses Khmers rouges. Le pays est économiquement exsangue, et près de deux millions de Cambodgiens ont péri dans un génocide encore tu. Trois Français ont accepté l’invitation du régime et espèrent obtenir un entretien exclusif avec Pol Pot : une journaliste familière du pays, un reporter photographe et un intellectuel sympathisant de l’idéologie révolutionnaire. Mais la réalité qu’ils perçoivent sous la propagande et le traitement qu’on leur réserve va vont peu à peu faire basculer les certitudes de chacun. 

 

C’est pas moi

Pour une exposition qui n’a finalement pas eu lieu, le musée Pompidou avait demandé au cinéaste de répondre en images à la question : Où en êtes vous, Leos Carax ? Il tente une réponse, pleine d’interrogations. Sur lui, « son » monde. Je sais pas. Mais si je savais, je répondrais que… 

 

[zoom] Memory

« Le cœur a ses raisons que la raison ignore ». Le dernier film du prolixe Michel Franco est une belle illustration de cet aphorisme de Pascal et une démonstration de la loi de l’attraction… Lors d’une soirée festive, Saul (Peter Sarsgaard) atteint de démence précoce, qui le prive de pans entiers de sa mémoire immédiate, s’approche d’une femme seule, Sylvia (Jessica Chastain). Elle le fuit illico. Mais il la suit, dans la rue, dans le métro, jusqu’en bas de chez elle où elle s’enferme à quadruple tour. Cet homme, un peu lunaire, que Sylvia pense ne pas connaître, prend racine sous ses fenêtres, la pluie glaçante et un lampadaire, dans un Brooklyn nocturne au froid hivernal. On ne sait pas trop pourquoi. Ni pourquoi elle n’appelle pas la police. Le spectateur est sur ses gardes. Il s’attend à tout moment au dérapage dont le réalisateur mexicain est coutumier. Ce beau mélo, qui réunit deux êtres en souffrance, ménage en effet une tension contrôlée à la perfection, tout en cheminant cependant vers la douceur et la tendresse. Car Memory raconte le lien qui se tisse entre ces deux-là, Jessica Chastain et Peter Sarsgaard, deux acteurs intenses et bouleversants. 

Tour à tour fatiguée et résiliente, fermée et soudain prise de remords, Chastain est magistrale. Elle aurait même mérité un petit prix, à l’instar de Peter Sarsgaard, qui a remporté la coupe Volpi de la meilleure interprétation masculine à la Mostra de Venise 2023 grâce à sa présence, imposante. Dans le bon sens du terme donc. Mais dès les premières images filmées en plan très serré, de profil de préférence, c’est pourtant Jessica Chastain qui crève l’écran. Celle qui est de tous les plans du film assiste dans cette scène d’ouverture à une réunion des alcooliques anonymes. Elle ne boit pourtant plus depuis 13 ans. L’âge de sa fille. Seul personnage semblant sain de corps et d’esprit, dépourvu de névroses grâce à une « mère formidable ». Même si cette dernière n’a selon sa propre mère pas été exemplaire… Loin de là. Une enfant à problèmes, même. Mais la mère de Sylvia l’a-t-elle été, elle, exemplaire ? 

Memory joue de l’imbrication des deux sens du mot puisqu’il signifie à la fois la mémoire de celui qui la perd progressivement et la mémoire du souvenir de celle qui n’arrive pas à oublier. Même si le traitement de cette histoire d’amour flou surprend, en se tenant dans un équilibre délicat, au carrefour du naturalisme, du mélo voire de la comédie romantique, Michel Franco filme finalement la banalité d’un quotidien routinier où s’installe tout de même parfois l’ennui… 

 

Née sous La belle étoile théâtrale

Au commencement, une étoile… La belle étoile, qui est apparue dans le ciel artistique nazairien en 2020, en plein “big bang” sanitaire ! Au temps où les musées, cinémas et théâtres étaient à l’arrêt. Devant le danger d’extinction qui menaçait alors ces univers, aux grands maux les grands remèdes, et légion ont été celles et ceux à proclamer l’état d’urgence culturel… Plus qu’un projet d’utilité publique, Ouvrir l’horizon devenait vital, et par extension le nom d’un dispositif monté par un collectif d’artistes décidé « à maintenir la création culturelle, la rencontre des publics et le salariat des professionnels du spectacle ». Gaëlle Lautru, comédienne et metteure en scène, installée à Saint-Nazaire depuis 2017, a pu continuer, en s’intégrant à ce système solaire et solidaire, à faire vivre son art, au travers d’une petite forme adaptée aux circonstances, intitulée Une étoile dans ma valise (conte et théâtre d’objets). Le tout premier spectacle de la compagnie qui « n’aurait pu voir le jour sans Énora, Maïwenn, Violaine. Et Anne-Lise », de 25 ans sa complice, et aujourd’hui chargée de diffusion au sein l’association qui compte en ses rangs trois salariés, sept membres actifs, et une cinquantaine d’adhérents. Car, en plus de créer des spectacles (Le Tremble et le papillon, balade sensible en forêt ; Bleue, le petit dernier, théâtre d’ombres et de lumières sans paroles), La belle étoile fait dans la médiation culturelle.  

Théâtre sur-mesure pour les scolaires autour des créations existantes, Théâtre forum pour « mettre au débat des situations réalistes et problématiques à travers des saynètes ». Théâtre adapté à destination des personnes en situation de handicap (enfants, ados, adultes). D’ailleurs, les élèves de Mindin* présenteront leur création, le 20 juin, à Frossay. La belle étoile, c’est aussi des ateliers théâtre enfants (8/12 ans) et adultes (16/74 ans), une fois par semaine. Pour découvrir ces espaces d’expression, rendez-vous pour les grands le 13 juin, 19h30 (12 €), pour les petits, le 26 juin, 9h30 (8 €), à la salle l’Effet Mer à Saint-Marc-sur-Mer. Et pour toutes et tous, le 27 juin, 19h (gratuit, sans rés.), même lieu, autour d’un apéro rencontre et d’une pléiade de surprises, tout en émotion. L’esprit de cet astre artistique à la fibre « poétique, écologique, militante et bienveillante », et au désir confirmé de « lâcher prise, de partager de gros fous rires, et surtout de se (re)connecter au sensible, à soi-même, aux autres, à la nature », à l’essenCiel ! 

* Établissement accueil handicap.. 

Une saison qui éveille en sursaut !

Burlesque, décalée, légère ou à haute teneur sociétale, la nouvelle programmation de Quai des arts s’affiche éclectique, inclassable et d’utilité publique… De la danse, du théâtre, de la chanson, du cirque, de l’humour, de l’intime, et des sujets de fond, nécessairement ! À l’image de Grand pays, drame documentaire inspiré des procès de Cédric Herrou, fiction drôle et poétique qui raconte ce jour où en France, la solidarité est devenue un délit ! Même intensité émotionnelle avec 4 211 km, « la distance entre Paris et Téhéran, celle parcourue par Mina et Fereydoun venus d’Iran pour se réfugier en France après une révolution qu’on leur a volée », lit-on dans le synopsis. La fraternité, l’exil, puis Gisèle Halimi. Une femme, deux voix. Une avocate, deux comédiennes, Marie-Christine Barrault et Hinda Abdelaoui. Et 70 ans de combats. La question de l’écologie sera au cœur du jeu de scène, celle des femmes aussi… Avec la compagnie Les filles de Simone, avec le duo virtuose de Birds on a wire, avec Clara Ysé, et Camille qu’on ne présente plus ! Pas d’inquiétude, les hommes auront aussi leur mot à dire, comme le très attendu Aymeric Lompret ou Thyphus Bronx, un clown version “Joker”.  

Des habitants spect’acteurs  

En plus d’être exigeante, cette saison se veut au croisement des genres, étonnante, plurielle, singulière… Et Quai des arts diversifié dans ses actions culturelles, « avec cette envie forte de travailler avec les habitants. L’idée, c’est qu’ils deviennent de plus en plus acteurs de ce lieu », aspire le directeur de Quai des arts, Luc Chohin. Le Café du quai (bal folk, ateliers d’improvisation, d’écriture, etc.) en est d’un bel exemple. Et c’est sans compter sur les ateliers (voix, danse…) prévus avec les artistes invités, dont l’artiste complice Lise Dusuel, “titre” qu’elle partage avec Jérôme Rouger que l’on retrouvera « à différents endroits plus ou moins annoncés de la saison ». Une saison qui verra la création d’un festival dédié à la danse et au nouveau cirque : Sursaut. Alors sursautons !  

La planète hip-hop en fête à Méan-Penhoët

Si Bouge était un état d’esprit, il serait à l’image de ses « copiliens*» : bienveillant. Anaëlle Sciou-Gosselet, animatrice jeunesse et coordinatrice de Bouge, confirme : « La vingtaine de jeunes qui assure le copilotage du festival est par exemple sensible à l’accueil des personnes en situation de handicap ». Un moyen pour elles  d’avoir un lien social avec d’autres jeunes. Car le festival se veut un outil de socialisation, inclusif, et ouvert à tous. Cette ouverture en constitue même l’identité, comme sa volonté de proposer des prix libres. « Essentiel pour rester accessibles aux jeunes et à leur famille. » 

Un festival fait maison… de quartier 

« Bouge était à l’origine une petite fête de quartier et un événement hip-hop qui, en fusionnant, ont fini par atteindre des proportions qu’on n’imaginait pas », rappelle Baptiste Tesson, copilien de 19 ans. Tout en restant à taille humaine, le festival atteint tout de même 3 500 festivaliers par session en moyenne. « Et même s’il faut toujours faire aussi bien avec moins de moyens, la finalité n’est pas qu’une édition soit meilleure qu’une autre », note Anaëlle. Ce qui prime est le volet social et professionnalisant. Des photos à la prog’ en passant par la com’, les 16-25 ans sont partie prenante de la manifestation. « Accompagnés par l’équipe de la Maison de quartier de Méan-Penhoët, ils peuvent ainsi monter en compétence grâce à un partage d’expériences avec des techniciens ou professionnels de LMP Music. » Chaque année, les copiliens choisissent les invités parmi une liste de noms. « C’est aussi la proximité avec les artistes qu’ils viennent chercher. Ce n’est pas tous les jours qu’un jeune peut aborder une tête d’affiche comme Ben PLG. » Dans le copil’ organisateur figurent souvent les talents qui ont participé aux ateliers des Kicks et des claps comme Lwi, Hz, Talia ou Samuel. Ils dévoileront leurs 1ers titres sur la scène sauvage dédiée aux talents locaux. Et avec le multi-instrumentiste Sephyr, issu des Irréductibles du lycée Aristide-Briand, ils assureront la transition entre les têtes d’affiche. Spelim street show mènera une déambulation de la scène sport au festival. Car le hip-hop, comme le festival, mélange toutes les cultures, y compris celles de la rue : basket, skate, boxe… L’occasion pour les associations sportives de proposer démos et initiations lors d’un après-midi familial, comme un échauffement avant de partir à l’assaut du dance floor. 

* mot inventé par les organisateurs pour signifier copilote 

Il faut sauver le soldat Ryan

Alors que les forces alliées débarquent à Omaha Beach, Miller doit conduire son escouade derrière les lignes ennemies pour une mission particulièrement dangereuse : trouver et ramener sain et sauf le simple soldat James Ryan, dont les trois frères sont morts au combat en l’espace de trois jours. Pendant que l’escouade progresse en territoire ennemi, les hommes de Miller se posent des questions. Faut-il risquer la vie de huit hommes pour en sauver un seul ? 

 

La gardav

Mathieu jeune acteur ambitieux galère pour boucler sa bande démo. Son pote Ousmane lui propose de tourner dans son clip de rap, mais le tournage ne va pas se passer comme prévu. 

 

En attendant la nuit

Philémon est un adolescent pas comme les autres : pour survivre, il a besoin de sang humain. Dans la banlieue pavillonnaire un peu trop tranquille où il emménage avec sa famille, il fait tout pour se fondre dans le décor. Jusqu’au jour où il tombe amoureux de sa voisine Camila et attire l’attention sur eux… 

 

Bad Boys : Ride or Die

Les meilleurs flics de Miami deviennent les hommes les plus recherchés d’Amérique. 

 

Les guetteurs

Perdue dans une forêt, Mina trouve refuge dans une maison déjà occupée par trois personnes. Elle va alors découvrir les règles de ce lieu très secret : chaque nuit, les habitants doivent se laisser observer par les mystérieux occupants de cette forêt. Ils ne peuvent pas les voir, mais eux regardent tout. 

 

Une autre vie que la mienne

C’est l’histoire d’Andrej, bon mari et jeune père, dans une petite ville de Pologne. De plus en plus mal à l’aise dans son corps, il tente de trouver sa véritable identité, dans un pays passé en trois décennies du communisme au capitalisme. L’histoire de quelqu’un à qui on interdit d’être soi-même. 

 

Dissidente

À Richelieu, ville industrielle du Québec, Ariane est embauchée dans une usine en tant que traductrice. Elle se rend rapidement compte des conditions de travail déplorables imposées aux ouvriers guatémaltèques. Tiraillée, elle entreprend à ses risques et périls une résistance quotidienne pour lutter contre l’exploitation dont ils sont victimes. 

 

Mystère sur la colline aux gâteaux 🍰

La ferme de la Colline aux Gâteaux est en crise, aucune récolte ne pousse… Heureusement, Albert, célèbre inventeur de la région, a mis au point une nano-graine révolutionnaire qui peut résoudre le problème. Au cours du voyage de présentation de son invention à bord de son train-laboratoire high-tech, son inestimable graine est volée. Le voleur est parmi eux ! Clara et Gavin uniront leurs forces à celles de la célèbre détective Agatha Christensen pour démasquer le coupable et assurer l’avenir de La Colline aux Gâteaux. 

 

Les filles

Trois comédiennes, Liz, Marianne et Gunilla, partent en tournée pour jouer Lysistrata d’Aristophane. Presque deux mille ans séparent l’écriture de cette pièce de sa représentation en Suède. Pourtant, les trois interprètes trouvent en leurs personnages des échos troublants à leur propre vie… 

 

Les amoureux

1914, Stockholm. Trois femmes sur le point d’accoucher se rendent à l’hôpital. De conditions sociales diverses, Agda, Adele et Angela se remémorent leur enfance, leurs amours déçus et leurs illusions perdues… 

 

Jeux de nuit

En compagnie de sa fiancée Mariana, Jan retourne dans le château où il a passé son enfance. Dans ces murs hantés par la présence de ses anciens occupants, les souvenirs ressurgissent, en particulier celui de sa mère Irene, belle femme fantasque et hédoniste que le jeune garçon vénérait… 

 

How to save a dead friend

À seize ans, Marusya est déterminée à en finir avec la vie, comme beaucoup d’adolescent·e·s russes. Puis, elle rencontre l’âme sœur chez un autre millenial du nom de Kimi. Pendant dix années, ils filment l’euphorie et l’anxiété, le bonheur et la misère de leur jeunesse muselée par un régime violent et autocratique au sein d’une « Russie de la Déprime ». Un cri du cœur, un hommage à toute une génération réduite au silence. 

 

[zoom] Furiosa : une saga Mad Max

Après la sing guilty pleasure* avec Double je de Tortue**, le movie guilty pleasure ! Expression – il est vrai, qui sonne mieux en anglais qu’en français – pour définir cette petite friandise aussi délicieuse qu’inavouable à consommer de préférence incognito, bien à l’écart du gotha de la bien-pensance, si l’on tient à conserver intacte sa réputation, et éviter tout sabotage social…  

Galéjade à part (ou pas, selon là où l’on se situe !), la saga Mad Max de George Miller fait partie de ces péchés (mignons) peu “respectables”, que l’on préfère garder pour soi, à l’abri des regards et des qu’en-dira-t-on… Mais auxquels, patatras !, on ne résiste pas. Allez savoir pourquoi ? Des années de psychanalyse ne suffiront pas à saisir le sens caché de ces digressions, qu’elles soient musicales ou cinématographiques ! Alors, pour faire court et simple, disons que c’est ainsi, et pas autrement. 

S’excuser de l’inexplicable comme pour mieux avouer ses faiblesses ? Pas forcément, car dans l’inexplicable, il y a toujours une raison, une part de raison irraisonnée caractérisée par cet élan de liberté, qu’est celle de pouvoir penser autrement, et d’aimer ce que nous-mêmes nous ne nous autorisons pas, au grand jour, d’aimer, sans doute pour “faire bien” en société !  

Bref, osons et clamons-le haut et fort. Huit ans déjà après l’inoubliable Fury Road, voilà que le maître de la science-fiction fait de nouveau hurler les moteurs d’une saga qui n’en finit pas de nous scotcher. Malgré quelques infimes imperfections, ce dernier opus, extension futuriste de la série culte des années 80 est furieusement hypnotique. George Miller a su, encore une fois, en extraire sa substantifique moelle avant de l’ériger en une véritable œuvre d’art.  

Tableau XXL qui n’est pas sans faire écho au dernier et troisième volet du Jardin des délices de Bosch qui nous ouvre les portes de L’Enfer. À l’image de Wasteland, contrée post-apocalyptique où le chaos est maître et le sang coule à flots. Où la guerre des clans fait rage, chaque tribu prête à trancher la tête (ou pire) à qui viendra convoiter ses ressources, si précieuses dans ce vaste désert qui pue la mort à plein nez. Un scénario dystopique et trash qui pourrait vite lasser si l’esthétique visuelle, bluffante, n’était pas au rendez-vous. Des paysages à couper le souffle, des ambiances crépusculaires, des décors dignes des plus grands blockbusters, des costumes organiques de haute couture, des personnages aux grimages architecturaux,. Comment ne pas fondre devant la ligne squelettique des Wars boys ? Devant les courbes acérées de la vengeresse Furiosa, incarnée non plus par Charlize Theron mais par Anya Taylor Joy ? Ou encore devant, à Thor ou à raison, la structure imposante de Christopher Hemsworth, alias Dementus, monstre loufoque (et presque attachant), gourou sanglant et complétement barré, un mix improbable de Jésus, César et Conan le Barbare ! Et Mad Max ne serait pas Mad Max sans ses effets spéciaux musclés, et le vrombissement de ces montures en métal chevauchant les plaines désertiques à 1000 à l’heure… Moins ma came, mais ça aussi, étrangement, ça passe ! Allez comprendre 🙂 

 

* plaisir coupable
** Christophe Willem 

Comme un air(e) de Jeux olympiques !

Plus vite, plus haut, plus fort”, une devise olympique que l’Office des sports (ODS) a fait sienne ! Preuve avec cet événement sportif à l’empreinte printanière qui, « effectivement, a monté très vite d’un cran », consent Christian Pierre, chargé de communication de l’ODS. Et c’est peu dire. Trois jours, contre un l’an dernier ! La Journée mondiale de l’olympisme devient plurielle, et ce n’est pas sans déplaire aux Nazairiens, déjà venus en masse lors de la 1re édition : « Soit, à peu près 800 visiteurs », précise-t-il, tout en espérant, les doigts croisés, dépasser «  la barre des 1 000 ! » Sinon plus ! Un œil jeté sur la programmation suffit pour s’en assurer… 

 

À commencer par la soirée du 6 juin. Rendez-vous à l’Aquaparc, 20h, pour 1h30 de folie aquatique ! Water-polo, circuit-training, aqua-dancing géant, sans oublier le défi collectif  “2024 longueurs” orchestré par le Snan (Saint-Nazaire Atlantique Natation)… L’enjeu ? : « Nager 50 km sur 5 lignes d’eau et ce, quel que soit le niveau… Juste pour se faire plaisir », explique Christian Pierre déjà la tête au 7 ! Jour des enfants… Ils seront près de 800 à participer à ce grand rendez-vous sportif placé sous le signe des JO. Jour aussi du gala de boxe organisé par le Boxing nazairien à la Soucoupe. Pour dénouer les tensions de la veille, quoi de mieux qu’un réveil musculaire tout en musique (10h) ! Une mise en condition avant de rentrer dans le dur ! 

 

De 11h à 16h non-stop, sportifs aguerris ou néophytes, petits et grands se donneront rendez-vous, en tenue !, à la Plaine des sports, pour découvrir et pratiquer plus de 30 sports au programme des Jeux olympiques (breaking, escalade, badminton, tennis de table…) et paralympiques (basket en fauteuil, volley assis…) de Paris 2024 ! Le tout encadré par les animateurs des clubs nazairiens. Trois belles journées éclectiquement sportives parrainées par le nageur Bertrand Pery, deux fois médaillés aux Jeux paralympiques de Toronto en 1976, et Arnhem en 1980. 

La matière à penser des ateliers du Studio El Teatro WorksTM

À peine franchi le seuil de l’antre d’Alain Guézennec que l’impression de pénétrer dans le laboratoire d’un savant fou saisit le visiteur. En guise d’entrée en matière, un grand tableau noir sur lequel sont tracées des formules à la craie blanche. Mathématiques pour cet ancien scientifique et médecin, elles se font magiques ou énigmatiques pour les béotiens. Le ton est donné en même temps que le sous-titre de l’exposition : À propos de la compression numérique du savoir. Rien d’ésotérique pourtant ici, rien de professoral non plus – malgré le tableau noir – parce qu’Alain Guézennec se fait volontiers guide didactique pour décrypter son œuvre et sa pensée foisonnantes. 

Profusion, effusion et fusion 

Après son projet “Fusion, opus 1” sur les monstres industriels du XXe siècle, la suite. Un opus 2 sur ceux du XXIe siècle qui propose une réflexion sur « nos monstres numériques. Moins lyriques et plus pernicieux que les précédents, ils vont altérer de manière plus durable et sans doute irréversible la nature et l’humanité », augure le plasticien éclairé qui les fait entre autres converger autour de la question de la transmission et de la disparition. « Le titre du projet Fusion, que je mène depuis plus de quinze ans, est une allusion évidente à celle du métal mais aussi au monde numérique puisqu’aujourd’hui, l’homme a déjà fusionné avec lui. Ce monde est même en train de le digérer ! » 

« Rien ne se perd, tout se transforme » 

Cabinets des sciences, de lecture et d’architecture, sa 3e exposition à Trignac se structure en plusieurs parties. Elle s’ouvrira par quatre grands livres. Des “Codex” dont les pages sont des assemblages en plaques de zinc de toiture récupérés sur le site des Forges de… Trignac. Ici pourtant, pas question d’urbex car elles ont été collectées « en bonne et due forme », précise le sexagénaire à l’œil perçant. « Ces plaques ont abrité au moins trois générations. Elles ont peut-être même capté leur âme. Comme nous sommes dans l’idée d’une fantasmagorie, j’y ai aussi inscrit des messages et ajouté des racines ainsi que des matériaux informatiques recyclés. » Ici, pas d’œuvre au noir non plus dans ses créations qui allient rebus, matériaux recyclés et organiques (bitume, argile, mortier, fibres végétales…), tout en se voulant une déclinaison de la formule de Lavoisier. Ces matériaux souvent bruts, il les utilise comme des grands témoins en leur donnant une vie nouvelle. Ainsi les CD-rom renaissent en se métamorphosant en fleurs. « Cet objet du passé, qui n’est pas durable, je le transmets après l’avoir passé sous le feu, symbole de la purification, puis sous l’eau, source de vie. Quant à leur couleur verte, elle est obtenue par du nitrate de cuivre. » Tel un alchimiste, l’ancien élève des artistes Jacqueline Georges-Deyme et Jean-Marc Lange* ne cesse d’expérimenter « pour voir comment réagissent ces matières », souvent improbables. Un goût du mélange de matières et de pigments dont le grand-père, « décorateur de talent », a été le révélateur. 

 

Les mondes en question 

Reste que de toutes les matières, c’est le “what” qu’il préfère. Alain ne cesse en effet de questionner. « Que deviennent toutes ces informations représentant le big data et qui excèdent largement nos capacités d’analyse et d’intégration ? », demande-t-il dans le manifeste servant de base à son travail créatif. Car Alain Guézennec est un artiste de la pensée avant d’être celui de la réalisation. Ses recherches, ils les mènent pour certaines avec son fils Robin, préoccupé par l’homme de plus en plus coupé de ses racines naturelles. Lui-même plasticien, il intervient régulièrement dans ses installations. Dans “Résilience” – deux cadres monumentaux présentant des photos de ruines d’un monstre industriel colonisé par la végétation, des restes de matériels informatiques triturés et des végétaux,  il a ainsi glissé des masques évoquant la présence humaine. L’une de ces deux installations a pour fond une toile carbonisée. Une métaphore de la sentence de Jacques Chirac : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Engagé dans l’étude de l’impact social et environnemental des monstres numériques, Alain Guézennec réfute cependant toute suspicion de scepticisme. Il se dit plutôt réaliste car « il y a plein de choses à faire pour relever les défis qui nous attendent. Il est juste temps de s’y mettre. C’est plutôt la résilience de la nature qui est évoquée dans mes créations au travers des matériaux utilisés ». 

Du Codex au code… informatique 

Dans son œuvre protéiforme, les savoirs mis en volumes sont aussi devenus des volumes de savoirs contenus dans des espaces de plus en plus minuscules. D’où le microscope de “Recherches”, tout droit venu de l’institut Pasteur, pour lire le savoir compressé dans une puce numérique. En est-il seulement capable ? L’humaniste veut montrer qu’à force de “Compression”, également symbolisée par les encyclopédies sous presse, les savoirs ont fini par disparaître dans le monde virtuel et par devenir immatériels. Comment dès lors avoir accès à leurs sources et origines ? Alain Guézennec interroge. Toujours. Sans jamais donner de réponse ni juger. La finalité de cette exposition étant de « gratter un peu à
l’intérieur de nos entrailles
». Et ça gratte. 

* Respectivement grands prix de Rome de sculpture et de peinture 

La mécanique des mots en prose urbaine !

La porte du Garage, rue des Halles, s’ouvre mais l’odeur d’essence, le bruit des moteurs et les voitures manquent à l’appel. À la place, livres et manuscrits remplacent l’outillage du mécano. Derrière l’un des comptoirs se trouve Joël Kérouanton, directeur artistique d’Écrire dans la ville, la « fabrique » où les mots prennent vie. Ici pas question de parler véhicule, on laisse place aux virgules ! « Ecri en vain » gravé au fronton de son atelier. À l’intérieur, cet autre mécanicien… littéraire se prépare à accueillir une seconde fois le Marché de la poésie de Paris. Depuis 41 ans, la poésie rythme la capitale pendant plusieurs jours. En parallèle, des événements surviennent en France et à l’international. Pour Saint-Nazaire, cette deuxième édition annonce une journée « haute en couleur et en littérature » révèle le directeur, lui-même écrivain. Sur un chevalet, un manuscrit dévoile le descriptif de la journée, mardi 11 juin de 14h à 22h, avec un invité d’honneur…  

Hervé Le Tellier lance les dés  

Hervé Le Tellier 

 

À chaque édition, un protagoniste différent. Après Thomas Vinau en 2023, Hervé Le Tellier endosse le rôle principal. Le poète et romancier, lauréat du prix Goncourt 2020 avec L’Anomalie, invite néophytes et experts de littérature dans son univers. Au bout de sa mine, « une myriade de genres littéraires émerge », résume Joël Kérouanton, une pile d’ouvrages sous le bras. Du lancement de dés à un atelier radiophonique, les références à l’auteur ne manqueront pas de se glisser dans cette journée. Composée en tercet, elle débutera par « une rencontre à huis clos, avec les adhérents et le protagoniste », pour permettre aux écrivains « de vivre une expérience unique en son genre ». Un second échange à 18h30. Cette fois-ci, ouvert au public (sur inscription), l’interaction sera dictée par le hasard du dé. « Le lancement de dés est une référence à un roman citée dans une œuvre de Hervé Le Tellier », justifie l’organisateur. Et guidée par la voix… Un studio d’enregistrement permettra de poser sa voix sur des textes des livres de l’auteur. « On a choisi la radio en clin d’œil au parcours de l’invité, acteur principal de l’émission Les Papous dans la tête, sur France Culture », confit le littéraire. Pour clore la strophe, une nouveauté signe l’événement avec un repas partagé. Pour y ajouter sa plume, il est demandé « de venir avec un mets sucré ou salé ». Le tout, autour de quelques ver(re)s.  

Un rendez-vous mensuel 

Depuis quatre ans, chaque mardi, Écrire dans la ville propose des ateliers de rédaction. Lecteurs et écrivains s’allient, pour « échanger et rédiger dans un lieu d’expression unique en son genre », explique Joël Kérouanton. Avec son amplitude horaire, auteurs en herbe et experts bénéficient d’un accès de 10h à 22h. Une belle occasion pour « se créer du réseau ». Du roman au polar, de l’essai à la poésie. Tous les styles sont réunis « pour exercer ce geste confronté à la rature », conclut Joël Kérouanton, fin prêt à rouler des mécaniques… poétiques !  

Salem

Djibril est un jeune comorien des Sauterelles, un quartier difficile de Marseille. Il est amoureux de Camilla, une gitane du quartier rival des Grillons. Lorsqu’elle lui apprend qu’elle est enceinte, Djibril lui demande d’avorter pour ne pas déclencher une guerre des clans. Mais l’assassinat d’un ami de Djibril, sous ses yeux, va embraser les deux cités. Traumatisé, Djibril sombre peu à peu dans la folie. Il est persuadé qu’une malédiction s’est abattue sur le quartier et décide de garder à tout prix son enfant : pour lui, seule sa fille pourra les sauver du chaos. 

 

Fainéant.es

Nina et Djoul, copines inséparables, sont expulsées de leur squat. Elles reprennent alors la route à bord de leur vieux camion avec une soif de liberté et une seule obsession : faire la fête. Rencontres impromptues, travail saisonnier, concerts, joyeuses subversions, quelques galères mais surtout beaucoup d’aventures rythment désormais la vie nomade de ces deux amies. 

 

Abigail

Suite au kidnapping de la fille d’un puissant magnat de la pègre, un groupe de criminels amateurs pensaient simplement devoir enfermer et surveiller cette jeune ballerine afin de pouvoir réclamer une rançon de 50 millions de dollars. Retirés dans un manoir isolé, les ravisseurs commencent mystérieusement à disparaître, les uns après les autres, au fil de la nuit. C’est alors qu’ils découvrent avec horreur, que la fillette avec lesquels ils sont enfermés n’a rien d’ordinaire. 

 

Neuilly-Poissy

Magouilleur et beau parleur, naviguant entre son entreprise florissante et sa vie de famille épanouie, Daniel est un homme comblé. Mais, à la suite d’une malversation financière, il doit troquer du jour au lendemain son luxueux appartement de Neuilly contre une cellule de 9m2 dans la prison de Poissy. Du costard-cravate au survêt-claquettes, la chute est brutale. Daniel se retrouve perdu dans un environnement dont il ne connait pas les codes. Mais c’est sans compter sur sa tchatche, son humour et son sens inné de la débrouille… 

 

Colocs de choc

Manon, une adolescente introvertie de 16 ans, se voit obligée de cohabiter avec sa grand-mère Yvonne, ex-militante féministe atteinte de la maladie d’Alzheimer. La situation se corse quand Yvonne, commence à prendre Manon pour sa fille. Contre toute attente, Manon entre dans les délires d’Yvonne et rejoue le rôle de sa mère qu’elle n’a presque pas connue. C’est l’occasion pour elle de découvrir la véritable histoire des femmes de sa famille et d’apprendre, à son tour, à en devenir une. ­ 

 

Anhell69

Un corbillard sillonne les rues de Medellín, tandis qu’un jeune réalisateur raconte son histoire dans cette ville marquée par les conflits, la violence et les paradoxes. Il se souvient de son enfance, de sa rencontre avec le cinéma d’auteur de son pays et de la découverte de sa sexualité. Il tente ensuite de réaliser son premier film, une fiction sur une secte de fantômes. Le casting se fait au sein de la jeunesse queer de Medellín, mais l’acteur principal meurt d’une overdose, à l’âge de 21 ans. 

 

La Belle de Gaza

Elles étaient une vision fugace dans la nuit. On m’a dit que l’une d’entre elles était venue à pied de Gaza à Tel-Aviv. Dans ma tête je l’ai appelée La Belle de Gaza. 

 

Memory

Sylvia mène une vie simple, structurée par sa fille, son travail et ses réunions des AA. Pourtant, ses retrouvailles avec Saul bouleversent leurs existences, réveillant des souvenirs douloureux que chacun avait enfouis jusque-là. 

 

[zoom] Marcello mio

Marcello mio est l’histoire un peu folle de Chiara Mastroianni qui devient son père… Marcello. C’est l’histoire d’une femme, d’une actrice, d’une fille de deux acteurs très célèbres, qui à un moment de doute, décide plutôt de vivre comme son père au lieu de continuer à vivre sa propre vie. Alors, elle commence à s’habiller comme lui, à parler comme lui, comme une sorte de métamorphose. À l’instar de son père encore, qui avait déconstruit sa masculinité dans La Nuit d’Antonioni, Chiara franchit elle aussi la frontière du genre en déconstruisant ici sa féminité. Face à cette métamorphose, sa mère Catherine Deneuve se montre dans un premier temps perplexe, son ex-mari Benjamin Biolay, légèrement indifférent, son premier amour Melvil Poupaud et la réalisatrice Nicole Garcia, en colère. Seul Luchini l’encourage, sans doute parce qu’il aurait rêvé de rencontrer Marcello… 

Mais la comédie de Christophe Honoré est surtout une méditation existentielle sur ce qu’est la famille, sur ce qu’on hérite de ses parents ou pas. Plus précisément, elle pose la question de la filiation quand ses parents sont puissants, parfois écrasants. Comment trouver sa propre place quand l’identité semble se réduire à sa filiation ? Comment s’affranchir de ses parents quand nous sommes sans cesse renvoyés à eux ? À l’image de cette scène où la réalisatrice Nicole Garcia (dans son propre rôle) demande à Chiara (dans son propre rôle également) d’être « un peu moins Catherine et un peu plus Marcello… » Une réplique qui donne le ton d’un film qui prend cependant vite le parti de la fantaisie avec une Deneuve en birkenstock ou associée à La Chevauchée des Walkyries lorsque sonne le portable de sa fille.  

Si le film se veut ludique, il raconte aussi le manque. Celui d’un père. Il raconte encore comment les fantômes aident les vivants et comment aller les chercher, ces fantasma*. Finalement que ses parents soient morts ou vivants, quel enfant n’a jamais porté leurs vêtements pour jouer à être eux ? Car le déguisement n’est-il pas un moyen de construire et de prolonger le dialogue intérieur avec eux ? Cette fable farfelue, portée par une troupe prestigieuse, est emplie de douceur, de tendresse et de délicatesse, en même temps qu’elle rend un hommage émouvant à Marcello Mastroianni. Marcello mio est ainsi : parsemé de facéties et d’allusions à la filmographie de ce monument du cinéma européen (Nuits blanches, La dolce vita, etc.) Après Les Chansons d’amour, en compétition à Cannes en 2007, Marcello mio, également en sélection cette année, prolonge l’enchantement lorsqu’il se fait musical avec quelques jolis morceaux interprétés par Benjamin Biolay, Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni. Une très belle partition. 

* fantômes en italien 

 

Avec APF France handicap, ça roule solidaire !

« On veut vivre des émotions uniques », confie Stéphane Jego, en situation de handicap, prêt à enfiler son casque pour affronter les kilomètres qui l’attendent. Départ dimanche 2 juin, 13h30, à la Sous-préfecture de Saint-Nazaire* pour une excursion inclusive et solidaire en bord de Loire. Les spots ne manqueront pas ! Du port de la ville à ses chantiers, en passant par le château de Blain et le canal de Nantes à Brest, les occasions seront nombreuses pour « découvrir, à bord d’une motocyclette, des paysages d’habitude inaccessibles pour nous », décrit Stéphane Jego, fidèle dès la première heure. 

Allier passion et solidarité 

Depuis 2011, l’association met en place cette virée pour lutter contre l’isolement des personnes à mobilité réduite, sensibiliser et changer le regard sur le handicap. Pour cette année, Éliane Vallée, référente du groupe relais nazairien d’APF** France handicap, compte sur la participation de toutes et tous ! En plus des side-cars, les amateurs de motos et de voitures anciennes pourront se joindre à la sortie***. Au total, un kilomètre de convoi prévu. En tête de fil, une vingtaine de motos sécuriseront la route. S’en suivront bolides en tous genres. Les ambulances et véhicules de dépannage fermeront la marche du convoi. « Nous demandons aux conductrices et conducteurs de faire preuve de patience », rappelle la référente du groupe. Yann Leroux, président d’Atlantic Moto Club, l’un des nombreux partenaires, table sur au moins 150 véhicules si la météo se joint à la manifestation. Une invitée qui ne gâchera pas l’événement comme en témoigne l’édition précédente. « Malgré la pluie, la balade avait été une réussite », explique Éliane Vallée. Après la pluie, le beau temps, espérant qu’il répondra présent cette année car la journée est loin d’être terminée !  

Fête sur le front de mer 

En parallèle de cette excursion, dès midi et jusqu’à 19h, l’association invite le public à faire la fête sur le front de mer ! Un événement festif et inclusif avec de nombreuses animations… Côté musique, le rock de Délit Mineur, les mélodies d’Alizés-percussion et les chants marins de Rêve de mer seront de la partie. Côté activité, un parcours en fauteuil roulant et une exposition sur les Jeux paralympiques sensibiliseront petits et grands. Pour les gourmands, le groupe relais APF, en recherche de bénévoles, proposera un service de buvette et de restauration. Tous les profits récoltés seront versés à l’association organisatrice pour continuer d’accompagner, d’accueillir et d’écouter les personnes en situation de handicap. Et maintenant faites chauffer les moteurs ! 

* Dimanche 2 juin, RDV sur le front de mer (devant la Sous-préfecture), dès 13h, 5 €/casque.
** Association des Paralysés de France.
*** Insc. 02 51 80 68 00, dd.44@apf.asso.fr
 

Un avis de tempête joyeusement artistique

Pour sa 20e édition, et ses 22 ans – Covid oblige !, Grande Marée restera égale à elle-même, « conviviale et familiale, populaire et festive », comme l’affirment tambour battant les organisateurs, que sont la Ville et Les Escales associées au Théâtre. Égale à elle-même…, et plurielle « de petites et grandes formes pour varier les plaisirs ». Au menu de ce banquet artistique, 10 compagnies, 15 représentations. Un tourbillon de formes plus poétiques et déjantées les unes que les autres. En plus d’être participatives, pour certaines. Théâtre de rue, performance aérienne, cirque suspendu, fantaisie humoristique, concert biodynamique, déambulation burlesque, orchestre aux saveurs vaudouesques, sans compter le bal des enfants qui revient en force… 

Curieux et maladroits, Les Dodos voudront tout savoir de vous : vos rites, coutumes, habitudes alimentaires, penchants politiques, etc. Le grand recensement a commencé, et à eux deux, ils vont faire reculer la science… 

 

2 242 élèves mènent la danse 

Au total, 61 classes de Saint-Nazaire, 36 de la Carene, soit 2 242 élèves qui participeront à ce bal des enfants, une pluralité de chorégraphies collectives à partager avec l’ensemble des habitants de la cité portuaire, et de ses environs. Un bal hors normes qui sera accompagné du trio Aman, dès 15h, à l’espace vert de Sautron. À 17h, s’ensuivra un bal brésilien au rythme du forró, un style de musique et danse traditionnelles du Nord-Est du Brésil, proche des fest-noz bretons. « La rencontre de ces deux univers sera proposée par Lenilda Verissimo, chanteuse native brésilienne, et Karine Huet, accordéoniste bretonne, accompagnées par Edu Vieira et Sébastien Pacreau, aux percussions* », précise-t-on. En parallèle, Les pieds ont des oreilles proposeront une initiation gratuite à la danse forró… Forró encore, avec la scène mobile de Tam Tam production qui vous guidera, en musique, vers Villès-Martin, l’épicentre de tous les possibles artistiques à découvrir les pieds en éventail, tout en grignotant sur la plage, ou pas ! Une formule qui attire, chaque année, près de 12 000 amoureux des arts de la rue. Rien que ça ! 

* Concert en avant-première, vendredi 31 mai, café L’R du Temps, 21h30, participation libre. 

Titres rocks puissants, flows rap tranchants, polyphonies profondes, et rythmiques vodouns… L’orchestre béninois BIM est un véritable maelström d’énergie pour une musique résolument urbaine. 

 

// infos pratiques 

Tout est gratuit !  

Parkings à vélos gratuits au rond-point de Sautron et à Villès-Martin. 

Pour venir en bus : lignes U3 et S/D.  

Pour rentrer : Ycéo Nuit (rés. 02 40 00 75 71). 

// et voici le programme ! 

Dès 15h, bal des enfants, espace vert de Sautron. 

18h > 19h10, place Neptune : La motivation, solo humoristique, par la Cie Le Dénouement Qu’on Voudrait. 

18h > 19h et 20h25 > 21h25, sur la plage : Women weave the land, cirque et danse par la Cie La Migration. 

18h10 > 19h et 20h40 > 21h30, port Désiré : Damoclès, cirque participatif, par Cirque Inextremis.  

19h > 22h, port Désiré : L’arbre à danser, bal participatif, par la Cie Système B.  

19h05 > 19h45, sur la plage : Pulse, cirque chorégraphique, par la Cie Kiaï. 

19h10 > 19h55 et 22h > 22h45 : Les dodos, déambulation burlesque, par la Cie Ekart. 

19h15 > 20h15, square rue Ferdinand-Buisson : Quatre fois rien, fantaisie humoristique, par la Cie Joe Sature. 

19h55 > 20h25, 21h15 > 21h45, 23h05 > 23h35 : déambulation musicale et spectacle de rue avec Jaft Punk, entre Bioman et Daft Punk (photo de couverture).  

21h25 > 22h05, sur la plage : Bleu Tenace, solo en suspension, par la Cie Rhizome Chloé Moglia. 

22h40 > minuit, sur la plage : BIM, orchestre béninois (rock vaudou).